mardi 11 novembre 2014

Joyeuse St Martin

Le temps devient froid et sombre. C'est le moment de se rappeler que le Soleil n'est pas le seul à être généreux, chaleureux et brillant. Cela, nous pouvons le trouver en nous...

La St Martin, ou fête des lanternes, nous aide à trouver notre lumière intérieur. Celle du coeur. C'est pour cela qu'est utilisé la légende de St Martin et de sa grande bonté...


Les lanternes de l'année dernière étant encore fonctionnelles, nous avons créé cette fois de jolis photophores :) Des bocaux récupérés, de la colle fluide tranparente et mate, des pétales séchées. Toute la famille s'y est mise.

Et nous avons racontés ces 2 histoires trouvées ici.
L’histoire de la Lumière d’Automne
Il était une fois un petit garçon qui vivait avec sa mère, son père et sa petite sœur. Tout l'été, il avait joué nu-pieds et pouvait sentir la chaleur du soleil sur son visage. Puis, un jour, la terre a commencé à refroidir, et il a dû mettre des chaussures. Puis le vent a commencé à souffler! Il faisait froid! Il a dû mettre un chandail pour être au chaud. Les feuilles ont commencé à changer de couleur et à tomber des arbres.
« Qu'est-ce qui se passe? », demanda t-il à sa mère. « L'automne est là », dit sa mère, « et bientôt l'hiver sera sur son chemin. Vois-tu comment les écureuils font la collecte des noix pour l'hiver? Et les souris qui ramassent des graines ? Et notre chien qui a une couche de poils de plus en plus épaisse pour se réchauffer ? »
Le petit garçon réfléchi pendant quelques jours, et remarqua que l'écureuil collectait des noix. Et quand il caressait son chien, il remarquait que son poil devenait épais et touffu. Quelques jours passèrent encore, et le garçon dit: «Maman, il semble que le monde avait l'habitude d'être plein de soleil, mais que maintenant il commence à faire sombre. » Et sa  mère répondit : « Oui, il va faire de plus en plus sombre chaque soir jusqu'à ce que ce soit le plein hiver. Le monde se prépare à dormir. »
Le garçon a encore pensé à cela pendant quelques jours, et il a ensuite demandé : « Maman, nous allons nous aussi être froids et sombres ? »  « Non, dit sa mère, nous allons rester au chaud, mais ce ne sera pas le soleil qui réchauffera. Au cours de ces sombres mois d'hiver, nous devons trouver notre propre lumière! » « Comment pouvons-nous faire? », demanda le garçon.
« Nous pouvons faire cela en allumant des feux dans la cheminée, en allumant des bougies tout autour, en portant des vêtements chauds et en faisant des lanternes pour  prendre notre lumière avec nous dehors dans l'obscurité! Et nous pouvons nous tenir au chaud, et les autres aussi, en faisant des actes de bonté, pour réchauffer nos cœurs. »
Ce petit garçon et sa famille fabriquèrent des lanternes pour apporter leur lumière à l'extérieur. Et quand ils eurent terminé, ils prirent leurs lanternes et chantèrent des chansons, ils frappèrent à la porte de leurs voisins pour leur demander un peu de pain fraîchement sorti du four, pour les garder au chaud. Le garçon et sa famille gardèrent leurs lumières allumées et leurs cœurs se réchauffèrent tout au long de l'automne et de l'hiver.
Source: traduit et adapté depuis leblog joyfultoddlers

La légende de St Martin
Il y a longtemps, vivait un bon jeune homme qui s’appelait Martin. Par un très froid matin d’hiver, le jeune Martin retournait chez lui après avoir été longtemps parti. Pour ce faire, il devait traverser une petite ville entourée d’un grand mur. Il se dirigeait vers la ville sur son beau cheval fier. Il portait une armure étincelante et son casque brillait. Son beau manteau rouge était doublé de laine d’agneau. Il avait gelé cette nuit-là, mais son manteau le gardait au chaud. Il ne sentait pratiquement pas le froid. Là-haut dans le ciel, l’étoile du soir brillait pour le guider chez lui.
Quand il approcha des portes de la ville, il vit un pauvre homme, un mendiant, vêtu de vêtements en haillons, il était presque nu. L’homme tremblait de froid, mais personne ne venait l’aider. Dans ces yeux, la lumière de l’étoile du soir se reflétait.
En voyant cela, Martin sentit son cœur se remplir de compassion. Il se dirigea droit vers le pauvre homme et enleva son manteau rouge. Et avec un seul coup d’épée, il coupa le beau manteau en deux. Il enveloppa la moitié du manteau autour des épaules de l’homme qui avait si froid et l’autre autour de ses épaules à lui.
Les gens du village regardaient la scène avec stupéfaction, ils étaient touchés par la bonté de Martin. Martin retourna chez lui le cœur en paix. Après avoir mangé un bon souper avec sa famille, il donna de bonnes pommes sucrées à son cheval pour le remercier de l’avoir porté pendant son long voyage.
Cette nuit-là, Martin fit un rêve. Il entendait cogner à la porte de sa maison. Dans son rêve, il se leva pour aller ouvrir, et une lumière brillante l’aveugla. Un être de lumière se tenait devant lui. Il portait la moitié de son manteau qu’il avait donné au mendiant et dans ces yeux brillait la lumière de l’étoile du soir, la lumière du Divin, que nous portons tous en nous. Martin se frotta les yeux. Il réalisa qu’il ne dormait plus, mais qu’il se tenait vraiment à la porte de sa maison et le vent froid lui fouettait le visage.
Il referma la porte et vit que son grand manteau rouge doublé de laine d’agneau était accroché à côté de la porte, les deux morceaux avaient été réunis à nouveaux avec une belle couture d’or au milieu.
Après cette nuit-là, Martin devint lui aussi un être de lumière. Martin dévoua sa vie à s’occuper des pauvres, à s’assurer qu’ils avaient suffisamment de nourriture, un logis et des vêtements chauds. Et en vieillissant, la lumière de l’étoile du soir brillait dans ses yeux et dans son visage, et sa lumière était claire et étincelante, et elle se reflète encore aujourd’hui sur le monde.
On peut la voir dans chacune des flammes des chandelles.
Source: Le Journal des champs (via Catherine et les Fées)

dimanche 9 novembre 2014

Organiser leurs productions

Les dessins! On finit rapidement avec une pile gigantesques de petites oeuvres trop mignonnes... qu'on veut garder! Alors voici la minute astuce! Comment organiser leurs peintures?

J'ai choisit la méthode des dossiers plastiques.
Parce que leur format correspond aux feuilles utilisées, que le plastique est transparent et qu'il permet aux petites mains de toucher même couvertes de chocolat :)
Des dessins bien protégés et rangés! 

Alors, tous les dessins ne restent pas au Panthéon artistique! On fait un tri ensemble... on prend soin aussi de noter la date, le nom de l'auteur et même un titre.

En les classant par ordre chrono, on voit bien leur progression... (progression qui coïncide avec les stades Stern) et leurs premières peintures sont à portée de vue de maman! Oui, parce que, à 4 mois, je leur mettais déjà les mains dans la peinture (bio hein, j'suis pas un monstre!)
Baby peinture. 

Je les ai customisé avec des photos des enfants selon leur période! Ainsi les enfants se retrouvent très facilement dans leur histoire personnelle.
Petite bouille!

Et on finit par avoir une jolie collection dans laquelle les loulous se plongent parfois, les parents... beaucoup! Et puis, ça fait hyper rangé!
De jolis souvenirs pour plus tard!

mardi 4 novembre 2014

premier mot explosion de l'écriture

Je dois avouer que si j'étais tentée par l'IEF, c'est aussi pour pouvoir assister à des moments comme ceux-là! 

Son premier lit écrit par sa main...
Si doux s'est écrit sidu et c'est un cheval surmonté d'une princesse qui le dit! 

Avant il n'y avait rien, ou c'était dans son intérieur, invisible et en un instant, c'est créé. La magie de les voir grandir et apprendre :) cela est tout simplement fascinant!

Encore plus lorsque les apprentissages sont libres. Oui le matériel est là. Parfois je leur rappelle, quand il est oublié trop longtemps... et ils me répondent que non ils n'avaient pas oublier mais que rien ne leur donnait envie.
J'ai appris à patienter. A jouer. A avoir confiance.

Hier, j'ai reçu la preuve que je n'avais jamais mieux placé ma confiance.

Je laisse déborder mon enthousiasme ici, comme vous l'aurez compris :)

jeudi 23 octobre 2014

Ateliers Stern Strasbourg

Aujourd'hui j'avais envie de vous faire part de l'ouverture d'ateliers Stern à Strasbourg.

Si vous ne connaissez pas encore les ateliers Stern, (j'en parle longuement ici et ici) je vous l'expliquerai en utilisant un vocabulaire approprié tel que :

- liberté- non jugement- plaisir

Si cela ne vous a pas donné envie, je laisserai place aux mots d'Arno Stern, le découvreur :

"Je sais que des relations exemptes d’esprit de compétition peuvent exister, je sais qu’on peut se réaliser sans se mesurer à d’autres, ni avoir de modèle. Je sais qu’une activité structurée, engageant des facultés naturelles, éliminant toute préoccupation de progrès… produit une évolution, agit sur l’esprit et les sens, rend assuré, donne des habitudes d’effort et de soin. Je n’imagine pas, en utopiste, une société basée sur cet autre équilibre; j’en vois la préfiguration (on peut dire: l’échantillon) à l’atelier." (Le Jeu de peindre, Anro Stern)



L'animatrice des ateliers de Strasbourg est une connaissance estimée qui pratique depuis déjà 5 ans. Très joviale et chaleureuse (et je ne dis pas ça parce que c'est ma belle-maman !!!!) nous l'avions suivis avec bonheur à Molsheim et nous attendons avec impatience de pouvoir y retourner :)

Car oui oui, moi aussi j'y peins! Ce sont des ateliers ouverts à tous âges, ce qu'on oublie fréquemment.

Contactez Martine au 06 80 01 52 29


lundi 20 octobre 2014

Du temps pour soi quand on est maman...

Mamans... avez-vous assez de temps pour VOUS?



Voilà qu'en ce moment je me bat pour retrouver un peu mon identité d'avant. Celle où m'incombait beaucoup moins de responsabilités :) 
Pendant LONGTEMPS, dans mes débuts en tant que maman, je pensais que prendre du temps pour soi, c'était sortir. Faire la fête entre amies, dans la famille... 

Et puis, je me suis rendue compte, comme l'explique si bien abundant mama, que ces sorties, telles qu'elles sont décrites dans les magazines féminins ou dans les films, ne me nourrissaient pas. Au contraire : j'en sortais épuisée. Il y a toujours beaucoup de bruits, on veut en profiter au maximum et on se couche très tard... Ou alors, on fait du sport, de la cardio pour bien transpirer avec de la musique assourdissante, dans une salle remplie d'autres mamans.

Oui, on bouge, on se vide la tête. Mais est-ce vraiment cela, du temps pour soi?
On ne se connecte pas vraiment aux autres, chacun portant son masque social habituel. Où est le vrai, le sincère? Je suis très sensible à cela, et souvent troublée par le manque de "touche" avec l'autre. Je n'étais pas satisfaite de ce temps là. Si rare et si gaspillée?

De plus en plus, ce temps si précieux, je le consacre à MOI. Rien qu'à MOI. Cela m'a pris du temps avant d'y parvenir, parce que cela me semblait tellement égoïste. J'imaginais ce que pourrait bien penser de moi les autres : vivant avec ses enfants toute la journée, sans vie sociale (lol) et qui ne faisait rien quand elle avait 2 minute pour elle.

Oui, je le sais maintenant, j'ai un grand besoin de solitude, de temps dans ma tête, à rêvasser... ou mieux, à méditer. C'est un temps plus difficile à obtenir, moins bien compris.

Maintenant, je vais me battre pour ce temps là, car il n'est pas du tout égoïste : m'offrir du bonheur, permet au final d'offrir de meilleurs moments à ceux qui partagent ma vie. Alors voilà, je m'engage, ici et aujourd'hui : de ne plus culpabiliser, et de me prendre VRAIMENT, du temps pour moi.

Je serai ravie de lire vos expériences ;)


mercredi 15 octobre 2014

Travailler les cursives

J'ai recherché depuis pas mal de temps de jolis fichier pour écrire en cursif...

Nous utilisons le matériel Montessori, bien entendu, mais je sentais qu'il y avait besoin d'un petit coup de pouce, laissé à côté des coloriages, qu'elle peut prendre, ou non.

De jolis lettres, enfin! Alors je vous transmet :)

Cliquer sur l'image pour suivre le lien

vendredi 26 septembre 2014

La rentrée... en retard

La rentrée... avec beaucoup de retard, donc, s'est bien passée (ouf!!!!)

Je précise que ce n'est que moi qui suis en retard avec l'écriture de ce blog, je l'avais un peu délaissé! Les loulous sont donc "rentrés" comme prévu, comme tout le monde... enfin, presque! Cette année encore, et sans hésitation de la part des grands et des petits, on continue l'IEF.

Ouaip! C'est qu'on est bien dans nos basket :)

Et pourtant, un gros changement de cap se profile à l'horizon : nous allons explorer intensément la pédagogie Steiner-Waldorf cette année (fini mon regard de loin sur cette pédagogie, on saute dedans à pieds joints ce coup-ci). Des journées plus structurées, plus rythmées (parce qu'on se laissait un peu aller pendant les vacances, avouons-le) des histoires racontées et pas seulement lues (et ça, ce sera mon challenge perso : j'adore inventer des histoires sur le coup, mais retenir des histoires déjà écrites, ça, c'est autre chose, et cela va me demander de la préparation!!!)

Nos journées sont donc encore plus riches qu'avant et paradoxalement, plus zen et reposantes! Ouf, c'est aussi l'axe sur lequel nous allons travailler cette année et c'est plutôt bien parti : éliminer le stress de nos vies!



Par contre, j'ai un peu de mal à ressortir l'appareil photo. Petites explications... j'aime beaucoup photographier les loulous, mais, cela engrange du stress : je clic à droite, à gauche, je gêne, je tente d'être discrète mais ça tombe à tous les coups "Maman, pourquoi tu nous prend encoooooOOOOoooore en photos?" Du coup, j'ai un peu laissé tombé le côté paparazzi! Et cela m'a fait un bien fou!!!!!! J'ai l'impression de revivre intensément les choses. D'un autre côté, j'y serai venu forcément, puisqu'il est nécessaire de faire beaucoup avec les enfants (en pédagogie Steiner, on pose les bases avec l'imitation) et au final je me retrouve aussi les mains dans la pâte à pain, à modeler, ou encore en tenant un pinceau, en fabricant des dragons avec de la récup', des couronnes de fleurs et bientôt de feuilles... pour le coup, mon enfant intérieur est content!

A chaque rentrée, j'éprouve le même étonnement : "Ils ont encore grandis". Ils sont tellement autonomes désormais... rien qu'avec les soins de notre lapin par exemple. En plus de le nourrir, la cage est toujours parfaitement entretenue, les plantes de la maison arrosées, les enfants passent le balais, font la vaisselle après le repas... ouai, carrément! Et sans forcer! Sans menacer, crier... RIEN! Reste encore les jouets qui traînent dans les couloirs (associé à mon habitude de ne jamais allumer la nuit quand je me lève, je vous laisse deviner à quel point je tiens à avoir un sol free!) Les jeux entre eux sont de plus en plus riches en histoires...

Et surtout : moi, je lâche totalement prise :) je grandis aussi... si ça se trouve, l'année prochaine ce sera carrément unschooling (ah ouai!!!)

Je tenterai tout de même de poster des petites choses... mais pardonnez-moi d'avance si je n'arrive plus à suivre! J'ai aménagé le peu de temps qu'il me reste (c'est à dire le soir entre 20h30 et 21h,45 un jour sur deux) entre le sport, la couture (un tout petit peu) et la peinture (j'ai beaucoup à creuser de ce côté là.) Je lâche donc un peu le blog

En attendant, voici un petit résumé de notre rentrée :

- des balades et encore des balades (quel que soit le temps... je me souviendrai de belles chutes dans la boue avec les nouveaux vélos des loulous)
Perheux

Château du Guirbaden

Petit wkd dans le Jura

Le long de la rivière d'Obernai

Un petit mix avec la cascade du Hohwald

- des rencontres IEF au jardin des 2 rives à Strasbourg. Si vous êtes du coin et que vous ne connaissez pas encore (est-ce possible?), allez-y!!!!!!!!!!!!)
Mix du jardin
Une cabane de conte de fées

- la fête médiévale de Rosheim (où papa et moi étions accompagnés d'un preux chevalier et d'une princesse sachant manier l'épée!) 

- le musée du chocolat, en compagnie d'une autre famille IEF, et d'un magicien (quelke belle surprise)!! 

- du craft de récup (parce que l'écologie passe aussi par le détournement d'objets) en avion, en dragons (pour la future St Michel en préparation.)

- du poney, du poney et encore du poney (avec la journée portes ouvertes sous le signe des déguisements les plus farfelus)
Une belle reprise


et en vrac :

Des matinées construction

Des aprèm glissades

Des dessins qui évoluent. Ici ça pullule (stade décrit par Arno Stern.)

Les images du spectacle. 

Les premiers vtt et les premières descentes en forêt (là pas de photos, j'étais trop occupée à leur courir après...)