jeudi 16 février 2017

La conspirationniste qui s'éveille en moi (le soap des Vaccins épisode 2)

Après un premier article sur le passionnant sujet des vaccins, je vous ai laissé (peut-être un peu cruellement) sur LA question que tout le monde se pose :


Pourquoi le DTP, qui lui, ne contient pas de guerriers à poil (donc beaucoup moins risqué) n’est plus disponible à la vente ?

(mouai, enfin, tout le monde ne parle pas de guerriers à poils, mais d'Aluminium...)

C'est tout bête mais cette question en amène plein d'autres, comme :

- Quand un produit fait fureur, qu’il fonctionne et qu’il ramène de l’argent pourquoi l’arrêter ? - Pourquoi en plus ne pas le remettre en vente lorsque des centaines de parents le réclament ? 
- Pourquoi, l’industrie pharmaceutique reste sourde à un tel gain d’argent (ça ne leur ressemble pas !) 

Et puis, on n'a pas vraiment de réponse... alors on essaie de comprendre par nous-même :

Peut-être, est-ce parce qu’ils ne savent plus le faire (genre ils ont perdu la recette) ? 

"Hey Roger, t'as pas vu la recette du DTP par hasard ?
- Oh mince, elle était posée sur mon bureau, et j'ai jeté tous les papiers avec les restes de mon sandwich !
- Bon, ben c'est toi qui préviens la ministre ! "

Très peu crédible (drôle... mais nan, pas crédible !)

Et puis, on se demanderai alors pourquoi les Etats-Unis le fabrique encore ? 

(Le mec qui jette son sandwich avec les papiers importants de son bureau, s'il a eu ce poste, c'est qu'il est capable de traduire une préparation chimique !)

Et autour de cette question de DTP, arrive forcément la figure du professeur Joyeux. Pourquoi, sera-t-il radié de l’ordre des médecins (alors qu’il ne demande QUE le retour du DTP sur le marché !!!) ?





Voyez-vous, la vaccination des trois maladies contenu dans le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite) est légalement OBLIGATOIRE.

Mais tout devoir légal suscite également un droit (sorte de vague contrat avec le peuple entre droit et devoir). Ainsi, le droit des parents face à cette obligation est de recevoir une indemnisation de l'Etat, dans le cas où, suite à cette obligation, les choses tourneraient mal (article L.3111-9 du code de la santé publique pour être précise).

C'est à se demander si la caisse des indemnisation n'arrivait plus à suivre (trop "d'allergies" seraient la raison officielle) ?

Car la France a fait un joli tour de passe en passe, en supprimant le DTP du marché : à partir du moment où vous vaccinez votre enfant avec un vaccin contenant plus de valences que les 3 obligatoires (soit donc l'Infanrix, à 6 valences par exemple) l'injection et ses risques ne rentrent plus dans le cadre des indemnisations. 

Abracadabra (on veut que vous vacciniez vos enfant, mais on ne veut pas en subir les conséquences alors, baguette magique, disparition du DTP, apparition de l’Infanrix !) 

Ahahah, prend ça parent-consommateur !





Vu les risques encourus par l’Etat, il est donc logique de faire taire le professeur Joyeux. Et en passant, de l'étiqueter de vieil esprit agissant contre la science et les temps modernes (oui, ne reculons surtout pas face aux pouvoirs de la dénégation publique). Abracadabra !

J'entends ta voix qui me crie que je ne suis qu'une conspirationniste et que j'ai trop longtemps regardé X-Files, petite. Tu me sors alors l'argument des laboratoires et de leur manque à gagner évident, face à la disparition du DTP du marché. Ce n'est pas crédible, voyons Fanny !

Là aussi magie, magie ! Puisqu'il ne s'agit plus du vaccin obligatoire, ne remboursons plus le nouveau et surtout... laissons les labo libres d'appliquer le prix qu'ils souhaitent (soit 50e,  de votre poche !) Abracadabra !

Et ce n'est pas tout !

Oh, mais je me rend compte que je n’ai pas parlé de phénoxyéthanol et de formaldéhyde (en même temps, ne m'en voulez pas, ils étaient pas dans le titre !)

Oui, le sujet est long... je reprends mon souffle pour un 3e épisode (au moins).

EnregistrerEnregistrer

mardi 31 janvier 2017

OUF !

C'est un grand soupir de soulagement que les familles en instruction libre ont poussé ce dernier 26 janvier...

Le conseil constitutionnel, a en effet statué sur les lois 31 et 39 du projet "égalité et citoyenneté" (les anciens 14 et 14 bis que nous étions nombreux à dénoncer !) en les rejetant purement et simplement...

Et oui, y'a de quoi reprendre confiance en notre système politique... et il m'a même fallut quelques jours pour m'en remettre (et me dire que si si, c'est bien possible, cette foutue lois est OUT !)

Bon, elle est OUT sur la forme (pas sur le fond, ce qui est encore inquiétant car dans quelques années, il est possible qu'une nouvelle lois de ce genre refuse surface ... mais chut, profitons de ce moment de victoire sans nous attirer la poisse !)

Et donc ?

Donc, comme ce petit billet d'UNIE le précise, nous ne serons pas "soumis" à cette loi, mais nous sommes toujours "soumis" au décret (et j'ai appris récemment, que oui, il est possible de faire paraître un décret sans la loi correspondante et que celui-ci tenait tout de même la route. Grrrggrrrr... c'est-il pas logique tout ça !) 

En clair, lors du contrôle, des exercices écrits OU oraux peuvent être demandés. Mais ce sont bien des EXERCICES et nous pouvons refuser ceux sortis du chapeau de la (ou du) conseiller(e) pédagogique et proposer les nôtres (afin de les faire correspondre à notre pédagogie et à ce que nos enfants ont vu récemment !)



En ce qui concerne les modalités de lieu de contrôle, on reste sur le bon vieux de la vieille, c'est à dire que nous pouvons exiger qu'il soit fait à la maison (pour toutes les familles qui ne peuvent pas emmener tout le matos !)

Un bien pour un mal ?


Parce que, bien entendu, ce qui a créer le ramdam ce n'est pas la censure de la lois 39... nan, c'était plutôt la loi visant à interdire la fessée.

Car si tous les journaux ont trouvé très malin de titrer sur l'autorisation pérenne de la fessée, c'est FAUX. Ainsi, comme d'habitude, on habille la réalité pour un meilleur taux d'audience et servir la violence de trop nombreux parents... on n'applaudira pas l'entourloupe !

Pour ceux qui ne s'en savaient pas, la fessée et les châtiments sont interdits depuis l'article 223 - 13 du code pénal, comme le rappel si justement le billet du blog s'éveiller et s'épanouir.

Et oui...




vendredi 27 janvier 2017

Ode à l'aluminium (la saga des Vaccins - épisode 1)


Ah… l’aluminium! Quelle formidable invention!

Formidable!




Quand je pense à lui, me viennent quantité de souvenirs agréables, comme les sandwich de ma maman, enroulés dans l’alu pour le pique-nique scolaire annuel…

Depuis, il a été outrageusement remplacé par les tupperware (nonnnnnnn !!!!) mais chacun garde tout de même un petit rouleau dans sa cuisine, ne serait-ce que pour les patates à la braise en camping (en commentaire pour que j'vous r'file la recette !)

Tu penses que j’oublies les papillotes? Non, je ne les oublies pas ! 

Si je ne voulais pas en parler jusqu’à présent, ce n’est pas à cause du fait que je suis végétachiante végétarienne (donc… hormis les papillotes de légumes, ouais, à la limite) mais parce que citron et papier d’alu font mauvais ménage ! Et oui… surtout pas de jus de citron sur tes légumes (ou sur ton poisson, mais là, comment dire ? on va pas être très potes tous les deux…) dans ta papillote ! 

Pourquoi ? 

Bon… va falloir attacher ta ceinture si tu détestais les cours de physique-chimie. Je te promets de faire tout de même un effort, en usant et abusant de métaphores pour illustrer au mieux mes propos. Prêt ? Alors allons-y gaiement !


Si ce gif ne vous dit rien, je vous donne le lien vers cette perle de l'humour américains des 90's, à la fin (mais faudra promettre de tout lire hein !)


Pas de citron et d’aluminium au four parce que le jus de citron est acide (d’ailleurs, ne tente pas de remplacer le jus de citron par du vinaigre, l’effet serait le même mais en plus, tes invités ne reviendraient peut-être plus…) 

Alors que se passe-t-il entre eux exactement ? Un véritable champ de bataille pour tout te dire (un carnage monstrueux) ! L’aluminium tente désespérément de se défendre, mais la chaleur et les assauts répétés du vilain acide ont raison de ses équipements de guerriers. 

Le jus de citron lui prend en effet ses électrons. 

Ainsi démunis, nous obtenons… 

…. 

... attends je cherche une image forte… 


...

un guerrier à poil !!!!! (désolée !)


Le guerrier nu, Augustin Van der Berghe, 1780-90. Oui, parce que sur ce blog, on aime la culture!


Ce guerrier tout nu, va se faufiler dans le jus de la papillote (note : jamais de ma vie, je n’ai pensé un jour écrire une telle phrase ! Je te mets au défi de la relire SANS sourire!) et tu vas donc ingérer ce guerrier. 

Bien entendu, sa défaite l’aura rendu hargneux (et on le comprend !) Il va tout faire, quite à être violent, pour se revêtir… et il va tenter de trouver de nouveaux équipements ( bien plus que d'honneur, il en va de survie) en les prélèvent dans son environnement direct, c'est à dire dans les composants de ton corps !

Qui aurait donc envie d’avoir des guerriers fous furieux dans l'estomac, s’attaquant à tout ce qu’il trouve, pour désespérément retrouver quelques électrons ? 

Heureusement donc qu'un message de santé prioritaire, figure dans des recettes si risquées (tu pensais pas vivre si dangereusement, hein ?)

Ouf ! Nous voilà sauvés. 

Nous voilà sauvés, parce que les scientifiques ont découverts également que ces guerriers à poil, pouvaient se retrouver dans les déodorants (les fameux sels d’aluminium) et ils ont tellement sale caractère, qu’ils arrivent même à franchir la barrière de la peau ! 

Sauvés, sauvés, sauvés !

Petit récapitulatif si je t'ai perdu. On nous a sauvé de méchants attaquants  !

(Et si tu veux pouvoir briller à ton prochain dîner, sache que ces guerres à poil sont appelés scientifiquement ions aluminium (Al 3+) !)

Projettes-toi ! Ils auraient pu déchainer leur sauvagerie dans ce temple qu'est notre corps par ingestion ou même par la peau !

Maintenant, soyons fous et imaginons ensemble, ce qu'il aurait pu advenir de nous, si ces bandes de molosses étaient entrés par une voie royale (comme par une seringue dans le sang ou dans le muscle) ? 

Heureusement, là aussi, que les professionnels de santé sont là pour nous sauver de ce périple encore plus dangereux que cette papillote de légumes (de légumes, oui j’insiste !!!!) gisant là, dans mon four. 


Ah… je me sens tellement en sécurité…

Attends ?

Quoi ?

Il y a de l’aluminium dans le vaccin Infanrix (hexavalent) ?


"Tu te fous de moi?" 
Et... 
NON!

Là, tu vas te dire que ces professionnels, de part leur statut d’expert savent ce qu’ils font. 

J’aime quand tu tentes ainsi de te rassurer!



Si tu as suivi jusque là, tu as compris, que oui, ce sont des guerriers à poils qu’on t’injectes (pas comme les pacifiques nudistes allemands sur leur plage, non, non, vilains et mécontents, très mécontents !).



Oui... j'ai réussi à trouver cette image sur internet !!!
Et non, tu ne pourra pas l'avoir en fond d'écran !


Ok, soit, je vous ai dit que ces guerriers à poils étaient hargneux. Mais ils font quoi concrètement ? 

Eh bien… les scientifiques ne le savent pas ! (Quoi, t’es en train de me dire qu’on nous refile des guerriers-fous-furieux dont on ne connaît pas l’action ?) Oui, je le dis. Les experts savent simplement que les effets principaux sont au niveau du système nerveux… de là à dire qu’ils pourraient causer les maladies d’Alzheimer, Parkinson ou autre… non, je n’oserai pas écrire cela dans ce blog respecté !

Mais tu es humain (humaine) et tu as aussi lu, micro-grammes. Micro. Tout petit, tout petit… rien à craindre n’est-ce pas ?

Et bien, la FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) a établi que la dose maximale d’aluminium que pouvait recevoir un nouveau-né par injection était de : 4 à 5 micro-grammes par jour et par kilo. 

Bref, bébé a 2 mois, il pèse 4 kg, il doit donc recevoir au maximum (5 X 4 = 20) 20 micro-grammes de guerriers hargneux, pas plus ! Surtout pas plus, on est d'accord (ou alors, ce sera une attaque où les vilains soldats auront clairement l'avantage sur ta chère tête blonde !) 

Il reçoit son vaccin pour sa future entrée en crèche / son cours de bébés nageurs : 

820 micro-grammes de guerriers à poil (d’ions aluminium à qui ont a retiré 3 électrons). C’est le nombre exact de nudistes très mécontents contenus dans les 2400 micro-grammes de sels d’aluminium de l’Infanrix, mentionné plus haut (7 paragraphes plus haut, cet article se veut scientifique, soyons donc précis).

820 !

Soit bien plus que les 20 micro-grammes que la FDA recommande. Même (820/20 = 41) 

41 fois trop!


Ouai... voir des démences ultérieures. Dégoutant tout ça, non ?




Face aux risques que ton enfant a encouru (ou continue à encourir encore longtemps après l’injection, ça les scientifiques ne le savent pas…) je pense que nous pouvons avaler avec le sourire notre papillote ! Nous avons largement plus de chance de nous en sortir que lui ! 

Pour rétablir la balance, je nous propose même d’en manger 1 fois par jour, tous les jours, et de nous baigner dans des déo à l’aluminium.

Tu vas me dire que peu d’enfants ont développé quoi que ce soit, et qu’il faudrait aussi mettre les bénéfices des vaccins dans la balance ! Mon honnêteté poussera en effet à poser le regard des fameux bénéfices (dans un autre épisode... teasing de fou). 

Mais je n'en ai pas fini avec l'alu... parce que je me pose cette question :

Pourquoi le DTP (mais si, le vaccin archi-connu que tu as eu étant petit : diphtérie-tétanos-polyomélite), qui LUI, ne contient pas de guerriers à poil (donc beaucoup moins risqué) n’est plus disponible à la vente ?

...

...

...

Vous avez UNE HEURE avant de rendre vos copies (vos commentaires) !


Moi je vais laisser mes petits doigts se reposer quelque temps avant de vous re-parler de tout ça très très vite (encore un teasing, je n'arrête plus !)






Z'avez tout lu? Bravo! Comme promis, et cela n'a rien à voir avec les vaccins, ni avec leurs possibles effets secondaires (quoi que...), voici le lien de ce monument du Saturday Night Live (du 1er GIF de l'article ! ) 
EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

vendredi 20 janvier 2017

Bonne année

Comme tous les ans, je vous souhaite TARDIVEMENT de passer une nouvelle année, encore plus magique que la précédente.



Mes bonnes résolutions ? 

Etre capable de prendre l'avion ( en tout cas, c'est parti, je soigne ma phobie depuis cette semaine!)

Mais surtout .... reprendre en main ce blog !

Le quotidien, les sorties culturelles, "la classe" en elle-même, le suivi de la loi Egalité-Citoyenneté, la création de ma (petite) entreprise, tout cela m'a pris beaucoup de temps. Bien plus que tout ce que j'avais pronostiqué...

Le plus difficile a été de vivre ces derniers mois (ceux qui m'ont retourné comme une crêpe !) et 2017 a commencé de même : avec une grosse frayeur.

Bon, cette fois, c'était de notre plus jeune chien dont il était question. Un coup de sabot dans la tête, en pleine nuit, et nous voilà filant aux urgences vétérinaires. Depuis, la demoiselle est rentrée et les séquelles de son trauma crânien diminuent peu à peu (on croise les doigts pour que ça continue jusqu'à guérison totale !)

Nos poilus, et à droite, la demoiselle qui a eu chaud !

Toute cette digression pour vous dire : les manele sont certes au ralenti sur la toile, mais il n'en est rien dans la vraie vie. Et il est temps de faire re-bouger le blog et j'ai plein d'idées ! Avec de chouettes articles en perspective (si ça c'est pas du teasing Hollywoodien !)

Mais le plus important, pour moi, là tout de suite, c'est de vous souhaitez encore et encore, une année pétillante et la flexibilité nécessaire pour vivre les rebondissements de façon sereine. Parce que, clairement, une année heureuse et plate, ce serait quand même moins fun ! Tentons plutôt de nous préparer à vivre une année RADIEUSEMENT IMPARFAITE !

jeudi 17 novembre 2016

Ampère ?!

Je n'écoute pas la radio.

Enfin... rarement !

Quand je l'écoute, c'est souvent en prenant la voiture, derrière mon mari, qui avait laisser la radio allumée.

Et ce matin là, je tombe sur un interview sur France Inter d'un historien qui vient d'écrire un livre sur la vie d'Ampère.

Et moi, je connaissais bien Ampère (il a une unité à son nom !) J'ai utilisé ses découvertes (lois des gaz et plus basiquement notion de tension, de courant, d'électromagnétisme...) dans le cadre de mes études universitaires.

Je pensais n'avoir plus grand chose à apprendre de lui...

Quelle fut ma stupeur lorsque j'appris, par la bouche de cet historien, que Marie-André (si si, c'est le prénom d'Ampère !) n'avait pas été à l'école !

Je me suis alors promis de faire des recherches, qui n'ont pas eu besoin d'aller très loin, puisque voici ce qu'en dit Wikipedia :

André-Marie Ampère est le fils de Jeanne Antoinette de Sutières-Sarcey et de Jean-Jacques Ampère, un riche négociant en soie de l'agglomération lyonnaise. Il passe son enfance et son adolescence dans la maison familiale située à Poleymieux-au-Mont-d'Or. Son père est un fervent disciple du philosophe Jean-Jacques Rousseau, dont les théories en matière d'éducation sont au fondement même de l'éducation du jeune André-Marie. Ce dernier se forme librement en puisant dans la bibliothèque de son père. Son éducation repose notamment sur la lecture de L'Histoire naturelle de Buffonet de L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Son premier véritable contact avec les mathématiques a lieu à l'âge de treize ans au cours de la lecture des Éléments de mathématiques de Dominique-François Rivard. Naît alors chez lui une véritable passion pour l'algèbre et les coniques. Sachant lire le latin, il s'intéresse ensuite aux travaux d'Euler et de Bernoulli.



Je me prête alors à penser : mais que serait devenu Ampère si son enfance avait été encadrée par la future lois 14bis ? "Oui, c'est bien qu'il se passionne des sciences naturelles, mais il n'a pas acquit le socle de compétences attendus en mathématiques pour son cycle... " 

La loi 14bis, elle s'en fout bien qu'Ampère se passionne PLUS TARD pour les Mathématiques. Là, il faut qu'il fasse ce qu'un programme, rédigé par des personnes qui n'ont bien souvent JAMAIS enseigné dans leur vie, lui demande de faire. 

A  treize ans, obligé d'aller à l'école (parce que son père aurait tenu bon jusqu'au bout au nom de sa philosophie de vie) aurait-il eu le temps de lire Éléments de mathématiques ? (avec ses devoirs, pas sûr !) Aurait-il fait ses précieuses découvertes, qui lui auront fallu plus tard la reconnaissance de Napoléon ? Jusqu'à quel point nos vies auraient été chamboulées par son absence dans les domaines physiques/chimie ? Peut-être que la tension ne s'appellerait pas la tension mais la ... wapiti ?

Et quels dégâts la loi 14 bis va-t-elle causer au monde de demain ?

De combien de génies en devenir allons-nous nous passer ?

Quelles futures découvertes allons-nous tuer dans l'oeuf en forçant nos enfants à étudier un programme qui n'a PAS montrer son effectivité (puisque le gouvernement n'a toujours pas réaliser l'étude OBLIGATOIRE qu'il devait fournir depuis 2011 quand aux nouveaux programmes ; ici pour plus d'info à ce sujet !)

Enfin bref, tout ça pour vous dire, Ampère n'a jamais été à l'école !

lundi 31 octobre 2016

Halloween pour les enfants

En ce jour d'Halloween (ou Samhain) que pouvons-nous apporter comme sens à nos enfants ?

Si la quête de bonbons les ravis forcément, quelle compréhension donner à cette fête ?



En tant qu'adulte, l'intérêt de Samhain est de voir que la mort n'est pas forcément injuste. Elle peut être bénéfique pour détruire les parts de notre passé que nous traînons encore et encore, alors que nous n'en avons plus l'utilité (vieilles relations, croyances aliénées, ...) et bien entendu : nos peurs !

Et oui ! 

En ce jour, il est bon de se faire peur ! Une bonne grosse frayeur pour mieux vivre ? OUI !

Car il s'agit de bien plus que cela...

Il s'agit d'affronter nos peurs pour avancer... 

D'ailleurs, je propose un exercice simple pour les adultes ici (un papier et un crayon suffisent, pas besoin de réaliser tout le rituel !)

Mais comment intégrer cette sagesse à nos enfants ?

Pour nous les Manele, c'est le moment de leur parler de leur propre peur (du noir, des morts et des squelettes, mais aussi du dentiste ou de l'avion, ...) et de voir s'il s'agit d'une vraie peur ou d'une peur emprunté (souvent les enfants empruntent les peurs de leur parent au point de les faire leur.) 

Toutes les peurs ne sont pas les mêmes : peurs primitives concernant notre survivance ou peur de sortir de notre zone de confort ?

Et pourquoi de pas voir nos peurs comme une boussole (puisque souvent il ne s'agit pas de peur de survie mais bien de peu d'inconfort !) ?

Elles indiquent généralement le chemin qu'il nous faut emprunter pour nous développer...

Alors, aujourd'hui, j'ai bien envie de vous souhaiter une joyeuse PEUR !

lundi 3 octobre 2016

Que devient la loi 14 bis

La loi 14 bis aura fait couler pas mal d'e-encre... passée au main des sénateurs que devient-elle?


D'abord, Mme Gatel rapporte que le texte aborde deux sujets sensibles : le contrôle de l'instruction dispensée en famille et la procédure d'ouverture des écoles privées. Il convient de respecter le principe de liberté d'enseignement inscrit dans la Constitution tout en protégeant les enfants contre des possibles dévoiements et en veillant à ce que l'instruction ne devienne pas instrumentalisation. "J'ai repris une proposition formulée au Sénat en 1980 pour que le contrôle de l'instruction en famille soit effectué sur le lieu où est dispensée l'instruction. Le développement de l'instruction à domicile traduit certes une déviance vis-à-vis des valeurs républicaines, mais aussi, disons-le, les insuffisances de l'éducation nationale. 


La ministre a souligné combien il était facile d'ouvrir une école hors contrat. La loi doit être stricte, et il convient d'harmoniser les trois procédures existantes, voire de les durcir. Cependant, je trouverais inconséquent de laisser un gouvernement remplacer le régime de déclaration par un régime d'autorisation ! Je proposerai par conséquent le maintien du système existant, avec des modalités de contrôle renforcées, notamment après l'ouverture."



Plus loin, la discussion devient intéressante et comme d'habitude, en France, on nous ressort la carte de la peur du sectarisme :

Article 14 bis
M. Jean-Claude Carle. - Mon amendement n° COM-196 supprime cet article. Depuis la loi de 1882, l'instruction dans la famille fait partie des possibilités, avec l'inscription dans un établissement public ou privé, sous contrat ou hors contrat. C'est une liberté constitutionnelle. À l'État de contrôler les compétences et de s'assurer que les élèves ne sont pas soumis à des phénomènes sectaires ou de radicalisation. L'arsenal juridique existe, depuis le texte porté par Ségolène Royal en 1998, dont j'étais rapporteur.
Nous ne disposons pas de chiffres exacts. Avant de toucher au délicat problème du libre choix des parents, obtenons une vision réelle de la situation et dialoguons avec les familles. Il faut d'abord mettre en place une mission d'information.
Mme Françoise Gatel, rapporteur. - Le choix de l'instruction en famille est une liberté constitutionnelle ; la loi définit le type de contrôle dont elle fait l'objet. Le nombre d'enfants scolarisés à la maison est passé de 13 000 en 2007 à 25 000 en 2014, pour différents motifs : phobies scolaires, incapacité de l'éducation nationale à prendre en compte la diversité des intelligences... Certains parents font un travail remarquable. La majorité des 25 000 enfants scolarisés en famille suivent les cours du Centre national d'enseignement à distance (CNED), mais 9 800 enfants n'y sont pas inscrits. Or seuls 76 % de ces 9 800 enfants ont été convoqués pour un premier contrôle. Sur 6 500 contrôles effectués, 456 ont été déclarés non satisfaisants. La loi prévoit, dans ce cas, une mise en demeure de fournir des explications et un second contrôle. Si celui-ci est toujours insatisfaisant, les parents doivent scolariser l'enfant. Or la moitié de ces 456 cas n'ont pas subi de second contrôle. Comment expliquer ce défaut de contrôle, alors même qu'on nous alerte sur les risques de dévoiement de la liberté de choix de l'instruction et qu'on nous invite à durcir les règles ?
Certains parents contestent le premier contrôle au motif qu'il doit être effectué hors du lieu d'instruction. Pourtant, se rendre sur place permet d'observer les conditions d'instruction. Mon amendement n° 354 précise donc que « le contrôle est effectué sur le lieu où est dispensée l'instruction, sauf décision motivée de l'autorité compétente de l'État. » L'éducation nationale doit améliorer ses procédures, se rendre sur place et éviter que les contrôles ne se déroulent dans une tension insupportable, par la faute des familles certes mais aussi d'inspecteurs très hostiles a priori.
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - Le Gouvernement et le rapporteur ne vont pas assez loin. Le rapport de la commission d'enquête sur les sectes proposait de rendre l'école obligatoire en prévoyant des dérogations sous le contrôle de l'éducation nationale, accordées lorsque les demandes sont légitimes et assurent des conditions correctes. Je suis personnellement favorable à cette inversion de la charge de la preuve.
Que se passe-t-il dans les quartiers où l'on voit fleurir des demandes d'inscription au CNED ? Des appartements sont aménagés pour accueillir des enfants sous l'autorité de pseudo-imams leur dispensant un pseudo-enseignement coranique. Les services de renseignement finissent par les repérer, au prix d'un travail considérable. Lutter contre ces dérives demande des moyens très importants.
La proposition du Gouvernement apporte une amélioration mais ne résout pas le problème. Il faut créer une commission nationale, et non locale, chargée d'accorder des dérogations dans le cadre d'un accompagnement garanti par l'éducation nationale, afin d'éviter qu'une mère analphabète affirme instruire ses enfants pour les confier à d'autres.
C'est bien beau d'assurer qu'on combat la radicalisation en prison si les enfants ne vont pas à l'école publique. Je suis une laïque convaincue qui n'a rien contre la religion mais constate la mainmise des groupes salafistes sur l'éducation des enfants. Je déposerai un amendement pour rendre l'école obligatoire et autoriser des dérogations au cas par cas dans un cadre contrôlé par l'éducation nationale. Il est vrai aussi que celle-ci n'a pas inventé de réponses aux troubles de certains enfants.
Mme Evelyne Yonnet. - Je rejoins une partie des propos de Mme Lienemann. Je suis pour l'école laïque ; c'est une bonne chose que l'école privée, qui s'appuie sur la religion, soit contrôlée. Néanmoins, accepter que des enfants apprennent à la maison les valeurs de la République me pose problème. En Seine-Saint-Denis, ce ne sont pas ces valeurs-là qui sont enseignées à la maison, on le sait. Il n'y a qu'une école : l'école laïque. Il me semble invraisemblable d'aller au-delà des subventions aux écoles conventionnées. Évitons que le recours au CNED devienne systématique.
M. Jacques-Bernard Magner. - Il faut rester pragmatique. La commission d'enquête mise en place après les attentats ayant beaucoup mis en cause l'école, le projet de loi durcit le contrôle sur l'éducation dispensée dans les foyers. Pour plus d'efficacité, laissons la décision du lieu de contrôle aux inspections académiques.
Mme Françoise Laborde. - Nous touchons là un point dur de nos discussions. Il y a d'une part le problème des sectes et religions, et d'autre part la liberté de l'enseignement. C'est très compliqué. Suivant certaines pédagogies, les enfants ne sont pas capables d'être contrôlés hors de chez eux à 8 ou 10 ans.
On constate en effet une forte augmentation du nombre d'enfants déscolarisés et ce n'est pas uniquement dû aux carences de l'éducation nationale.
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - La cartographie de l'instruction en famille suffit à l'expliquer !
Mme Françoise Laborde. - Il faut donc revoir ces procédures. Je présenterai un amendement car on ne peut pas laisser 25 000 enfants faire ce que leurs parents veulent.
M. Yannick Vaugrenard. - Notre discussion aurait été différente il y a cinq ou dix ans. La situation ne résulte pas seulement, en effet, d'une carence de l'éducation nationale quant à la prise en compte des difficultés particulières de certains enfants. Nous ne pouvons pas occulter la problématique soulevée par Marie-Noëlle Lienemann. C'est un phénomène sociétal. Il est impératif d'offrir une forme d'indépendance intellectuelle aux enfants.
Nous devons aborder ce problème collectivement, au-delà des clivages politiques traditionnels. Madame le rapporteur, je souhaite que vous réfléchissiez à nouveau sur votre amendement pour qu'il aille dans le sens que nous recherchons tous.
Mme Christine Prunaud. - Nous soutenons l'amendement de Mme Gatel. Il y a dix ou quinze ans, nous étions plus tolérants sur le contrôle obligatoire de l'éducation nationale. Si nous souhaitons une citoyenneté égale sur tout le territoire, ces contrôles sont plus que nécessaires. On peut également réfléchir à certaines dérogations.
M. Jean-Claude Carle. - Monsieur Vaugrenard, certes, les réactions étaient différentes il y a dix ans, mais le problème était patent, avec les phénomènes sectaires que la loi de 1998 abordait.
Même si l'amendement du rapporteur ne modifie que la première partie de l'article, qui ne me satisfait pas, je retire mon amendement à son profit. Tout cela devrait faire l'objet d'un texte particulier plutôt que d'être caché dans ce fourre-tout.
Mme Françoise Gatel, rapporteur. - Toutes ces observations sont pertinentes. Le texte proposé par le Gouvernement met en avant le dévoiement de la liberté de l'instruction, qui est garantie par la Constitution. Constitutionnellement, on ne peut pas rendre l'école obligatoire. J'ai pris soin d'entendre les familles, dont les avis sont divers. Certaines d'entre elles, y compris parmi les plus démunies, retirent leurs enfants de l'école car ils y sont en échec ; d'autres, qui n'ont pas les pieds sur terre, tiennent des raisonnements différents. Le Gouvernement ne limite pas l'instruction à l'école, mais rappelle qu'elle consiste en l'acquisition d'un socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Je propose de renforcer les contrôles au domicile pour voir ce qui s'y passe et de demander à l'éducation nationale d'expliquer les absences de contrôle. En cas de refus de ces contrôles, les services de l'Éducation nationale peuvent mettre en demeure les parents d'inscrire l'enfant dans un établissement scolaire.
Mme Evelyne Yonnet. - Je suis d'accord pour renforcer les contrôles, mais tout ceci ne rime à rien. Qui se préoccupe de la santé de l'enfant s'il fait l'objet d'un projet d'accueil individualisé (PAI) ? Au-delà de l'heure de contrôle, que se passe-t-il ? L'école de la République est la seule solution.
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - On peut s'interroger sur la constitutionnalité de la mesure...
M. Alain Richard. - Aucun problème !
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - En effet, la Constitution offre plusieurs pistes. La sauvegarde de l'intégrité de l'enfant doit être garantie. Qu'on inverse la charge de la preuve ! Que ce soit aux familles de garantir les conditions de l'instruction à tout moment éviterait de dépenser des sommes folles pour vérifier que l'enfant ne soit pas dans un appartement avec un imam. Ne pas agir dès aujourd'hui, c'est nous retrouver demain face à une bombe à retardement terrible. J'ajoute que l'on n'a pas peur de transformer la Constitution dans des domaines bien plus inquiétants pour la France.
Mme Sophie Primas. - Nous suivons une ligne de crête qui dépasse tous les clivages politiques. J'ai travaillé là-dessus dans les Yvelines avec François Garay, maire des Mureaux et Benoît Hamon, qui agit à Trappes. On ne sait par quel bout prendre ce problème important, entre le respect de la Constitution et certains éléments quasiment incontrôlables. L'inversion de la charge de la preuve proposée par Mme Lienemann peut être une bonne solution, mais ensuite, comment contrôler la qualité de la dérogation ?
Mme Marie-Noëlle Lienemann. - L'éducation nationale verra rapidement la nature de la dérogation.
M. Jean-Claude Lenoir, président. - Le débat se poursuivra en séance.
............

Au moins c'est clair... le véritable but ici est de combattre l'islamisme (les écoles privées catholiques avec toutes leurs dérives on s'en fiche, mais si c'est musulman, alors là, on sort sa carte Pokémon spéciale laïcité !) 
Ce qui est incroyable, pour moi, et concernant une loi visant l'éducation, c'est le manque de réflexion purement éducative. Pas une seule étude scientifique sur les bienfaits ou méfaits de l'instruction à domicile. Pas une donnée sur les dernières avancées des neuro-sciences qui prouvent à quel point le système traditionnel a atteint ses limites et qu'il est temps de le revoir en profondeur.

Je ne m'attendais pas à ce que des sénateurs tombent dans la peur insécuritaire non plus... mais après tout, c'est désormais un outils marketing bien rôdé au point d'en créer une branche professionnelle. Toujours aucun rapport entre terrorisme et ief n'a été avéré, je trouve important de le rappeler !

Et je remercie également Mme Laborde pour ses propos : "je présenterai un amendement car on ne peut pas laisser 25 000 enfants faire ce que leurs parents veulent." 

...

...

Je reste circonspecte ! A quand une loi pour ôter toute autorité parentale et placer nos enfants sous tutelle gouvernemental, d'office, dès leur naissance ?

Nos enfants seront-ils désormais des citoyens républicains AVANT d'être des individus ?

Forcer de jeunes esprits à adhérer les idées de la République, n'est-ce pas une dérive idéologique en soi ? La République serait-elle la nouvelle religion française imposée ?

L'amendement en question (voir plus bas) évoque que l'autorité compétente de l’État détermine les modalités du contrôle. Le contrôle est effectué sur le lieu où est dispensée l'instruction, sauf décision motivée de l'autorité compétente de l’État. 
Il est clair que cet amendement est réalisé pour mettre fin à un flou dans la lois. 
Pourtant je me demande si les inspecteurs pourrons nous forcer à nous déplacer dans leurs locaux? Quelles seront les fameuses décisions motivées ? On remplace un flou par un autre flou. 
Cependant, je conserve bien au chaud l'un des objets de cet amendement qui a été voté (afin d'éviter que des parents refusent le contrôle au motif de refus d'accès au domicile.) Ainsi, le contrôle doit bien avoir lieu en priorité là où est donné l'instruction.
Personnellement, je demande à ce que le contrôle se passe chez nous ! J'attends de voir ce que nous pourront faire de ce texte à l'heure des niveaux collège (10-11 ans et au-delà) où les inspecteurs insistent pour contrôler en masse dans des établissements scolaires. Dans ce cas, nous sommes loin des contrôles à domicile. L'âge et le niveau seront-ils des motivations suffisantes ?

To be continued...




AMENDEMENT

présenté par
Adopté
Mme GATEL, rapporteur

ARTICLE 14 BIS (NOUVEAU)

1° Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
a) La première phrase est remplacée par deux phrases ainsi rédigées :
2° Alinéa 4
Rédiger ainsi cet alinéa :
« L'autorité compétente de l’État détermine les modalités du contrôle. Le contrôle est effectué sur le lieu où est dispensée l'instruction, sauf décision motivée de l'autorité compétente de l’État. » ;
Objet
L'article 14 bis du projet de loi remplace la formulation actuelle de la première phrase du quatrième alinéa de l’article L. 131-10, selon laquelle le contrôle « prescrit par l'autorité de l’État compétente en matière d'éducation a lieu notamment au domicile des parents de l'enfant », par une rédaction prévoyant que « l’autorité de l’État compétente en matière d’éducation détermine les modalités et le lieu du contrôle ».
Si votre rapporteur comprend les raisons de ce changement, liées au caractère imparfait de la rédaction actuelle et des contestations qui en découlent, elle estime nécessaire de conserver explicitement à l'article L. 131-10 du code de l'éducation le principe d’un contrôle au domicile des parents ou sur le lieu où l’instruction est dispensée.
Issue de la loi n° 98-1165 du 18 décembre 1998 tendant à renforcer le contrôle de l'obligation scolaire, la formulation actuelle met en avant ce principe, qui ne prive pas l’administration de son pouvoir de décision mais l’encadre.
Autant qu’une garantie pour les citoyens, il s’agit d’une condition de l’efficacité du contrôle, permettant à l’inspecteur d’apprécier l’aménagement des locaux utilisés pour l’enseignement, les méthodes et les ressources utilisées ainsi que tout autre élément utile.
Enfin, votre rapporteur reprend certaines réserves exprimées lors des débats de la loi du 18 décembre 1998, à savoir que l’absence de mention explicite du domicile dans la loi devienne le prétexte de refus d’accès des inspecteurs au domicile de la part de certains parents.
En conséquence, votre rapporteur vous propose d'inscrire dans la loi le principe d'un contrôle sur le lieu où l’instruction est dispensée, sauf décision motivée de l’autorité compétente de l’État.

EnregistrerEnregistrer