jeudi 5 mars 2015

Le déclencheur. Méthode SALVE

Vous avez pu répondre au questionnaire et vous relire? Avez-vous trouvez un schéma dans ce qui se passe en vous en tant que parent?

En tout cas, désormais, vous avez une petite idée de qui peut vous faire réagir : le déclencheur. Car il s'agit bien de cela : une REaction. Un réflexe qui a prit naissance en nous à cause de nombreux, nombreux petits rien (qui s'accumule pourtant dans une vie.)

1) Apprivoiser le déclencheur
Dans les situations conflictuelles prochaines, tentez de reconnaître le déclencheur à l'oeuvre! N'ayez surtout pas honte. Autorisez-vous à ressentir cette émotion... et prenez quelques secondes dans votre tête (même si cela peut être difficile les premières fois, dans le feu de l'action!) pour vous répéter :
derrière toute colère se cache une blessure
la colère n'est là que parce qu'un besoin n'est pas satisfait

2) Action VS réaction
Comment avez-vous compris ces 2 affirmations? Il peut s'agir de la colère de votre enfant. Il peut s'agir de VOTRE colère. D'un besoin pour votre enfant (souvent basique comme le sommeil), d'une de vos blessures (le rejet?) Ils peuvent être facile à trouver... ou bien il nécessitera quelques jours encore avant de se révéler totalement (mais peut-être pointe-t-il déjà le bout de son nez dans le questionnaire du dessus?)

En tout cas, maintenant, vous allez pouvoir vous demander : vais-je agir ou réagir?


Agir signifie répondre à ce besoin (changer une couche, faire un câlin, vous prendre une soirée rien qu'à vous, aller faire du sport...) alors que réagir signifie crier, dire des phrases réflexes qui font mal (t'es bête ou quoi? l'argent ne pousse pas sur les arbres!) ou taper les doigts, les fesses, ... (si vous êtes dans ce cas, ou témoin de tels abus, pas de panique, je vous suggère simplement la lecture d'Alice Miller et surtout de faire le questionnaire de l'article précédent. Pardonnez-vous et allez de l'avant!)

Le but, ici, est de se détacher de l'action réflexe, pour rentrer dans l'action réfléchie. Bref, agir avec notre néo-cortex (celui là même que nous souhaitons tellement voir en action chez nos enfants, alors qu'... il n'est pas encore assez développer physiologiquement! Chez nous, si, pas d'excuse.)

3) S.A.L.V.E

Dans son livre (édition française malheureusement épuisée à ce jour) Naomi Aldort donne un outils puissant, la méthode SALVE, pour gérer les conflits. Il s'agit de respecter différentes étapes :

- S comme STOP : apprendre à s'arrêter pour s'écouter, identifier notre émotion, notre déclencheur. Que dit cette petite voix dans notre tête? Quelle phrase réflexe étais-je prête à lancer?

- A comme ATTENTION : une fois que nous nous sommes donner pleinement attention, nous nous retournons vers l'enfant. Nous lui donnons toute notre attention, libérés de nos réflexes!

- L comme listen, l'ECOUTE : nous écoutons totalement l'enfant, sans vouloir agir pour réparer en 4e vitesse. Non! On écoute! Oh que cela peut-être dur de ne pas couper les propose de notre adorable bambin (surtout quand cela prend des plombes pour en arriver au fait) mais cette étape est une des plus indispensables. Combien d'entre nous souffrons de ne pas être entendus?

- V et E pour VALIDATION et EMPATHIE (prochain billet ;)

4) Cette petite voix
Aux USA, cette petit voix est appelé le juge intérieur. Il est surnommé également le Gremlin! Ca en dit long, non?
En attendant, la suite de la méthode SALVE, je vous propose une pause pour faire cet exercice : prenez pendant toute un journée un crayon et un papier et écrivez tout ce que votre petite voix vous dit. Il y en a hein!? Ecrivez une liste de ses propos et tentez de savoir qui parle... qui dit cette phrase en réalité? Votre père, votre mère, votre grand-père, nounou, un ancien instituteur qui vous avait prit en travers... Remarquez qu'il s'agit presque toujours de personnes extérieures! Curieux non, pour une petite voix intérieure?

Et si les phrases que vous prononcez à votre enfant deviendront effectivement leur petite voix intérieur, que voulez-vous qu'il se dise, une fois adulte?



6 commentaires:

  1. C'est marrant, en lisant j'ai pensé tout le long à ma relation avec mon conjoint... J'essaye tellement de prendre sur moi et de faire attention à mes réactions avec mon fils, que son papa est le catalyseur de toute ma colère ou ma fatigue ou des difficultés que j'ai rencontrées... avec mon fils ! Le pauvre...
    Encore merci pour cet article intéressant qui donne envie d'approffondir.

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    1. Merci beaucoup :)
      Je voudrai simplement ajouter : si j'ai peur par exemple que mon mari me quitte, je dois me demander pourquoi. Pourquoi donc? Parce que j'ai peur d'être abandonné. Pourquoi? Parce que je pense que je suis qqn qu'on laisse. Pourquoi? Parce qu'on m'a laissé enfant (ou quitté par un petit ami adolescent). Pourquoi? Parce que les parents sont humains, qu'ils ne savaient pas qu'ils me faisaient ça...
      Bref. Pourquoi le papa est le catalyseur, qu'est-ce que cela cache en fait sur vous?
      Qu'importe le mari, cela pourrait être Pierre ou Paul, le problème serait toujours là en fait...

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    2. Merci beaucoup :)
      Je voudrai simplement ajouter : si j'ai peur par exemple que mon mari me quitte, je dois me demander pourquoi. Pourquoi donc? Parce que j'ai peur d'être abandonné. Pourquoi? Parce que je pense que je suis qqn qu'on laisse. Pourquoi? Parce qu'on m'a laissé enfant (ou quitté par un petit ami adolescent). Pourquoi? Parce que les parents sont humains, qu'ils ne savaient pas qu'ils me faisaient ça...
      Bref. Pourquoi le papa est le catalyseur, qu'est-ce que cela cache en fait sur vous?
      Qu'importe le mari, cela pourrait être Pierre ou Paul, le problème serait toujours là en fait...

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  2. Merci pour ces réflexions... j'ai encore du mal trop souvent à passer par la première phase...je laisse ma colère m'envahir et je réagis trop vite avec ses phrases réflexes. Allez je positive, je travaille je travaille et j'avance à petits pas :-) va vraiment falloir que je lise Alice Miller! Vivement la suite

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    1. Voir les réflexes c'est déjà une grande avancée, tant de parents restent inconscients. La prochaine étape c'est de réussir à entendre les réflexes dans sa tête avant qu'ils ne sortent... ça vient d'un coup, et c'est gagné. Ça c'est quand tout va bien :) le soir, fatiguée, les réflexes peuvent prendre le dessus.
      Positive oui, les baby step font la route!

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    2. Voir les réflexes c'est déjà une grande avancée, tant de parents restent inconscients. La prochaine étape c'est de réussir à entendre les réflexes dans sa tête avant qu'ils ne sortent... ça vient d'un coup, et c'est gagné. Ça c'est quand tout va bien :) le soir, fatiguée, les réflexes peuvent prendre le dessus.
      Positive oui, les baby step font la route!

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