mardi 14 avril 2015

Printemps et dinosaure

Enfin un nouvel article!

Euh non, nous ne sommes pas en hiver, mais bien au printemps chez mamie ;)

Après un hiver et notre petite hibernation, ce printemps 2015 voit fleurir d'excellentes nouvelles :) hourra! !

Comme je le souhaitait tellement depuis 3 ans (et comme je le voulait dans ma wish-list de la nouvelle année) ça y est, on déménage. Nous avons trouvons la maison de mes rêves. Je ne suis pas encore descendu de mon petit nuage :) entouré de verdure...


Beaucoup d'occupation en prévision puisqu'en parallèle, je démarre VRAIMENT pour de vrai, mon entreprise, avec une grande hausse de créativité et même, d'édition de vidéos tutoriels gratuites pour d'autres, en quête d'inspiration... (Bref, les temps prochains risquent de m'occuper encore plus, alors le blog en souffrira... je prévois tout de même des photos,  des p'tits mots mais moins de profondeur sans doute.)

Alors ce printemps, c'est la fête, car tout ce qui avait germé en moi, fleurit!

Du coup voici ce que nous avons fait, histoire d'honorer les premières floraisons de l'année et leurs promesses! Nous avons raconté cette délicieuse histoire et ces versets, provenant tous deux de chant des fées (vous savez que j'adore ce blog!) Nous avons décorer bien évidemment des oeufs de Pâques (vivement que les enfants arrivent à les souffler eux-même lol) qui ont orner notre table des saisons. Les enfants ont beaucoup aimé leur Fanette et Philippin axé sur les pâquerettes (fleur préférée de ma grande.)

D'ailleurs pour avril, ne manquez pas une partie de la très jolie poutre du temps de alternative Montessori, ici, en téléchargement gratuit. Pour tenter de voir si cela plaît à vos enfants ;)

Et bien entendu cela n'a rien à voir, mais ce printemps, c'est période dinosaure pour les enfants! J'en voit de toutes les couleurs :)

Arc-en-cielosaurus par ma grande

Avec par exemple ce dinosaure sur grande feuille, dont les caractéristiques ont été dictées par les enfants (mais c'est un gentil, il est herbivore comme nous lol).
Cela touche tous les pans de notre vie. Et je suis fière de pouvoir épeler hypsilophodon sans même avoir recours à google!!! Les enfants apprennent énormément de choses (ils jouent parfois à pondre et s'occuper des oeufs, à devenir des bébés dinosaures, grandir, repondre, se faire manger et rejouer depuis le début des bébés dino orphelins. Plus fort que le cycle de la vie du roi lion :))
Ils ont aussi tenu à jouer aux paléontologues du dimanche :

La prochaine fois ce sera fabriqué par maman (c'est tout simple non?)

Attaque de dinosaures (ils ont tout détruit yeahhhhh!)

L'étude des dinosaure permet d'aborder beaucoup d'autres thèmes. Nous avons parler surtout des squelettes (voir plus loin) et (légèrement) de la dérive des continent, de la formation de la terre, des climats et des changements climatiques, de la reproduction des plantes (car les premières fleurs ne sont apparues qu'au crétacé, et ouais), la reproduction animale (ils pondaient tous des oeufs). Et pour illustrer tout cela, nous avons créer une frise. Les enfants ont pu voir que tous les dinosaures ne vivaient pas en même temps, et que plusieurs extinctions ont eu lieu avant LA grande extinction.

Frise dinosaures

Et surtout, le dinosaure nous a mené tout naturellement aux squelettes. Squelettes de dinosaures donc, mais aussi d'humains, d'enfants, d'orque, de mouton, de chèvre, de cheval, d'oiseau... je passais mon temps sur internet à la recherche de l'image qui leur fallait. Jusqu'à ce que mon mari tombe sur CE livre (Les squelettes des dinosaures.)


Et nous avons FORCEMENT eu droit aux répliques de squelette en. Celui que nous avions (relique de mon enfance) contient également des organes... un peu difficile du coup de bien observer (si vous en avez un dont vous êtes contents, je suis preneuse de l'info.)

Je suis toujours étonnée de la richesse de cet IEF, décidément et des liens qu'il permet de développer entre les matières. J'ai tenter de compter le nombre de compétences qu'il a fallut pour la réalisation de la frise, c'est époustouflant! Vivement une petite sortie sur le terrain et pour voir des squelettes en vrai (ça sent l'expédition suisse à plein nez).

D'ailleurs, les rencontres IEF redoublent d'intensité ces derniers temps (pour le bonheur des loulous, mention MAGIQUE pour le spectacle opticirque du vaisseau lors des dernières vacances) mais nous avons aussi pointé le bout de notre nez en famille et en vrac, à 4, nous avons fait :
Carnaval de Rosheim (ma première... c'était magnifique)
Cinéma : la nuit au musée (peut faire peur pour les plus petits), shaun le mouton (vivement recommandé)
Découverte de la piscine de Sélestat (nous recherchions une piscine sans chlore, elle a fait notre joie!)
Atelier Picasso à Dambach (voir la vidéo de l'Alsace des petits)
Et des heures passées à la rivière (ils ont tenté d'y planter des cailloux pour faire pousser des carottes lol...)
Beaucoup de séance Vaisseau
La serre aux papillons (j'en reparlerai)

A venir :
Je voudrais vous faire part également des stages de danse de printemps à Mutzig, organisé par Idéodanse, notamment l'atelier de mouvement pour les petits. Vite, avant qu'il n'y ai plus de place (limité à 7)!

Le 18 et 19 avril, un stage de connexion émotionnelle au cheval à Niffer. 

En mai, des sorties IEF notamment à la passe aux poissons (date non confirmée encore, je l'ajouterai ici.)

A bientôt!

lundi 9 mars 2015

Empathie, CNV et relations



1) Validation et empathie
Retour à la méthode S.A.L.V.E de Naomi Aldort et de mes parties préférées que sont la validation du sentiment et l'empathie.

Après l'écoute de l'enfant, nous sommes en mesure de mieux comprendre ce qu'il se passe en lui, le besoin insatisfait, l'émotion ressentie. L'étape de validation est simplement la reformulation de ce ressenti, de ce besoin.
"Tu es triste parce que ce petit garçon est venu détruire ta tour..."
Cette étape rejoint beaucoup la communication non violente de M. Rosenberg, qui emploie également la reformulation et la description objective des faits.

Vous aurez ainsi immédiatement un feedback. Si vous avez mal comprit, l'enfant vous le dira. Si vous avez bien comprit... il risque de rester silencieux, ou en cas de crise, de redoubler de larmes et de cris! Bref, vous avez taper juste, laissez-le digérer :)

Attention cependant à ne pas verser dans le mélodrame "tu es un pauvre petit chéri,, tu n'as vraiment pas de chance!" Nous ne souhaitons pas faire de l'enfant une victime, simplement à valider ce qu'il ressent : c'est tout à fait normal d'être en colère lorsqu'on nous casse notre tour! Ce n'est pas sa faute, mais il est capable de se relever, de reconstruire une nouvelle tour. Oui, notre enfant est fort. Oui il peut gérer ce qui se passe et c'est à nous de lui apprendre qu'il en est capable!

Non, ce n'est pas à nous de reconstruire la tour.

Notre boulot à nous, c'est d'offrir nos bras pour donner la place à son chagrin, de lui procurer un endroit où il est sûr de pleurer un bon coup, de reprendre du carburant de confiance et de repartir de plus belle.



2) Une bonne relation parent-enfant, c'est quoi?
En parlant de notre boulot de parent, vous êtes-vous déjà demander quelle relation vous souhaiter avoir avec votre enfant? Quelle serait la perfection de vos échanges pour VOUS? Peut-être est-ce le bon moment pour la décrire, cette relation idéale... (avec un crayon et un stylo, tentez l'expérience svp.)

Et si maintenant, nous nous demandions, comment atteindre cette belle relation?

- Si vous voulez que chacun se respecte et respecte les frontières de l'autre peut-être faut-il commencer par respecter celles de l'enfant, que ce soit son corps (ne pas toucher la tête d'un enfant sans y être invité : mention spéciale pour les personnes âgées qui se permettent se genre de truc à la boulangerie...) ou par le respect de son espace (non, on ne fouille pas ni sa chambre, ni son cartable.)

- Laisser l'autre prendre SES décisions et faire ses choix pour se responsabiliser tôt : si mon enfant ne veut pas mettre de veste, est-ce que je vais le forcer? Est-ce que je voudrai, moi, qu'on m'y force? "Oui mais il va prendre froid..." ... qu'en est-il vraiment? N'avez-vous pas, plutôt peur de passer pour un mauvais parent auprès "des autres"? S'il fait vraiment froid, pensez-vous que votre enfant ne s'en rendra pas compte? N'en tirera-t-il pas de conclusion la prochaine fois?
Autre exemple : prévenir est conte-productif! "Repose ça, ça pique!" Et si l'enfant s'en rendait compte par lui-même? (bien sûr je ne parle pas ici de situations dangereuses... s'il traverse la route alors qu'une voiture arrive, pas question de ne pas réagir!! Vous aurez compris que c'est au parent de faire la distinction.)

- Si vous voulez savoir ce qu'il se passe dans la tête de votre enfant, pourquoi ne pas vous livrez vous aussi? D'être vrai, de lui faire confiance... bref, de vous montrer vulnérable "tu sais, j'ai eu vraiment très peur quand je t'ai vu approcher la route alors qu'il y avait un bus!", "je suis vraiment en colère quand je vois que tu n'as pas ranger les jouets du salon." Vous pouvez là aussi vous référer à la communication non violente qui décrit comment se livrer sans mauvaise interprétation de votre interlocuteur!
Récemment ma fille a beaucoup pleuré sur la mort, la sienne... je suis contente qu'elle soit venue vers moi pour se décharger. Moi-même j'ai eu cette peur et je me cachais pour pleurer, n'en parlant à personne... C'est une belle preuve de qualité relationnelle :) Peut-être en avez-vous également au quotidien, sans vraiment le remarquer?

- etc etc .... (livrez vos idées en commentaires!)

3) Etre authentique
J'espère que ces petits billets vous ont aider à y voir plus clair dans la jungle relationnelle parent-enfant. Ils représentent un condensé de ce que j'ai pu apprendre au fil de mes lectures, de certains cours... et surtout de mes expériences quotidiennes! Ce n'est qu'un début pour enfin commencer à vous montrer tel que vous êtes dans vos relations et non pas comme le résultat de vos mauvaises expériences passées.

Pour moi, l'important dans les relations, et dans la vie en général est finalement d'être authentique :) ce qui signifie, montrer sa vulnérabilité. C'est à partir de là, que la beauté de chacun se révèle!

Je vous embrasse (vraiment vraiment!)

jeudi 5 mars 2015

Le déclencheur. Méthode SALVE

Vous avez pu répondre au questionnaire et vous relire? Avez-vous trouvez un schéma dans ce qui se passe en vous en tant que parent?

En tout cas, désormais, vous avez une petite idée de qui peut vous faire réagir : le déclencheur. Car il s'agit bien de cela : une REaction. Un réflexe qui a prit naissance en nous à cause de nombreux, nombreux petits rien (qui s'accumule pourtant dans une vie.)

1) Apprivoiser le déclencheur
Dans les situations conflictuelles prochaines, tentez de reconnaître le déclencheur à l'oeuvre! N'ayez surtout pas honte. Autorisez-vous à ressentir cette émotion... et prenez quelques secondes dans votre tête (même si cela peut être difficile les premières fois, dans le feu de l'action!) pour vous répéter :
derrière toute colère se cache une blessure
la colère n'est là que parce qu'un besoin n'est pas satisfait

2) Action VS réaction
Comment avez-vous compris ces 2 affirmations? Il peut s'agir de la colère de votre enfant. Il peut s'agir de VOTRE colère. D'un besoin pour votre enfant (souvent basique comme le sommeil), d'une de vos blessures (le rejet?) Ils peuvent être facile à trouver... ou bien il nécessitera quelques jours encore avant de se révéler totalement (mais peut-être pointe-t-il déjà le bout de son nez dans le questionnaire du dessus?)

En tout cas, maintenant, vous allez pouvoir vous demander : vais-je agir ou réagir?



Agir signifie répondre à ce besoin (changer une couche, faire un câlin, vous prendre une soirée rien qu'à vous, aller faire du sport...) alors que réagir signifie crier, dire des phrases réflexes qui font mal (t'es bête ou quoi? l'argent ne pousse pas sur les arbres!) ou taper les doigts, les fesses, ... (si vous êtes dans ce cas, ou témoin de tels abus, pas de panique, je vous suggère simplement la lecture d'Alice Miller et surtout de faire le questionnaire de l'article précédent. Pardonnez-vous et allez de l'avant!)

Le but, ici, est de se détacher de l'action réflexe, pour rentrer dans l'action réfléchie. Bref, agir avec notre néo-cortex (celui là même que nous souhaitons tellement voir en action chez nos enfants, alors qu'... il n'est pas encore assez développer physiologiquement! Chez nous, si, pas d'excuse.)

3) S.A.L.V.E

Dans son livre (édition française malheureusement épuisée à ce jour) Naomi Aldort donne un outils puissant, la méthode SALVE, pour gérer les conflits. Il s'agit de respecter différentes étapes :

- S comme STOP : apprendre à s'arrêter pour s'écouter, identifier notre émotion, notre déclencheur. Que dit cette petite voix dans notre tête? Quelle phrase réflexe étais-je prête à lancer?

- A comme ATTENTION : une fois que nous nous sommes donner pleinement attention, nous nous retournons vers l'enfant. Nous lui donnons toute notre attention, libérés de nos réflexes!

- L comme listen, l'ECOUTE : nous écoutons totalement l'enfant, sans vouloir agir pour réparer en 4e vitesse. Non! On écoute! Oh que cela peut-être dur de ne pas couper les propose de notre adorable bambin (surtout quand cela prend des plombes pour en arriver au fait) mais cette étape est une des plus indispensables. Combien d'entre nous souffrons de ne pas être entendus?

- V et E pour VALIDATION et EMPATHIE (prochain billet ;)

4) Cette petite voix
Aux USA, cette petit voix est appelé le juge intérieur. Il est surnommé également le Gremlin! Ca en dit long, non?
En attendant, la suite de la méthode SALVE, je vous propose une pause pour faire cet exercice : prenez pendant toute un journée un crayon et un papier et écrivez tout ce que votre petite voix vous dit. Il y en a hein!? Ecrivez une liste de ses propos et tentez de savoir qui parle... qui dit cette phrase en réalité? Votre père, votre mère, votre grand-père, nounou, un ancien instituteur qui vous avait prit en travers... Remarquez qu'il s'agit presque toujours de personnes extérieures! Curieux non, pour une petite voix intérieure?

Et si les phrases que vous prononcez à votre enfant deviendront effectivement leur petite voix intérieur, que voulez-vous qu'il se dise, une fois adulte?




dimanche 1 mars 2015

Guérir pour une éducation bienveillante



J'avais très envie de recommencer à parler d'éducation bienveillante avec une série de nouveaux billets (qui représentent pas mal de temps investit pour leur donner forme) et des conseils de lecture. Surtout depuis que j'ai fait un GROS travail sur moi-même, afin de mieux me connaître. Oui car par où commencer quand on souhaite améliorer nos relations avec notre/nos enfants?

Il existe beaucoup d'outils (je vous en proposeraient dans cette série d'articles sur la bienveillance) mais que sont-ils face à nos réflexes, à nos traumatismes (surtout ne pas négliger les plus petits d'entre eux!)? Et si de bonnes relations commençaient par se guérir soi-même (afin d'éviter les projections, les angoisses, ...)

Oui mais comment guérir? Nous n'avons pas toujours accès à des sages (difficile de notre temps avec la séparation des familles), à CE bouquin, à CETTE formation, à une période de solitude où se produisent des déclics, ou parfois encore à ce super psy adeptes de l'interprétation des rêves (ça c'est mon côté "fascinée par l'inconscient.")
Et si... et si cela peut passer par ce petit billet, sans prétention et chargé de questions?

1) Quelques questions 
La seule intention à poser avant de se lancer dans le questionnaire que je vous propose est celle-ci : je reste authentique, honnête dans mes réponses. Tentez de répondre par quelques mots, en résumant. Plusieurs réponses possibles, tentez de mettre sur papier tout ce qui vous passe par l'esprit, même si c'est bête. Ces questions s'intéressent à vos relations entre vous et vos enfants, mais vous pouvez le reprendre avec votre chéri-e, votre boss et... vos parents. Bref, ça va faire mal! Alors posez-vous au calme, avec un stylo. Recopiez ces questions et répondez-y par écrit.
Prêts?!

- Qu'est-ce qui vous pousse à bout? (des comportement, des événements.)

- Qu'est-ce qui peut déclencher en vous des réactions totalement disproportionnées?

- Qu'est-ce qui n'a pas été guéri lors de votre enfance qui réapparaît dans l'éducation que vous donnez aujourd'hui? (des phrases qui sortent où vous avez l'impression d'entendre votre parent.)

- Quel dialogue interne (votre petite voix, votre critique intérieur) continue de vous hanter? (de vous rendre coupable, honteux, diminué...) Que dit cette voix exactement?

- Quels sont les conflits typiques avec vos enfants?

- Quels sont les plus grands conflits que vous ayez eu avec vos parents?

- Qu'est-ce que vous voyez autour de vous (dans le train, dans la rue, au parc avec d'autres enfants...) qui vous met hors de vous?


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2) Relecture. 
Vous pouvez revenir à vos réponses plus tard, et au besoin compléter le questionnaire dans la journée, selon les souvenirs qui pourraient revenir. Puis il s'agira de relire vos réponses. Vous constaterez que certaines choses reviennent souvent. Pour moi il s'agit de l'injustice, du doute en mes capacités, de la peur d'abandon et de la violation de mes frontières (les enfants qui peuvent envahir mon espace à moi...) Il peut également s'agir d'humiliation... chaque histoire est différente.
Peut-être vous rendez-vous compte que les conflits avec vos parents reviennent avec vos enfants?

Pour aller plus loin, il existe des ouvrages parlant de ces blessures :
- Il n'y a pas de parents parfaits de Isabelle Filliozat (et tous ses ouvrages)
- Les 5 blessures de l'âme de Lise Bourbeau.

(Suite à venir, on va y aller en douceur :) mais n'hésitez pas à livrer vos expériences dans les commentaires... une aide inestimable pour tous!)

mardi 17 février 2015

Comment je mixe les pédagogies, 2e partie

Comme promis, voici la suite!



J'ai parlé précédemment des matinées ief (mes enfants ont 3 et 5 ans) avec un moment d'apprentissage formel, que nous appelons la classe, selon Montessori.

Je voulais aussi y intégrer des activités Steiner pour que cette journée soit un peu dédiée à la créativité (aspect moins développé chez Montessori qui est une pédagogie scientifique.) Je laisse les enfants explorer librement des jeux, des livres... et l'après-midi se divise généralement selon ce schéma : des histoires à n'en plus finir, des jeux d'imagination, de déguisement, le goûter, de la musique et de la danse, des ateliers créatifs ou bien des sorties pendant tout l'après-midi.

Des histoires comme des bonbons
Les enfants sont adeptes d'histoires, albums ou encore romans. Ils peuvent passer plus d'1h à m'écouter... le plus souvent c'est moi qui demande une pause!

Les histoires se casent avant les moments de repos (sieste et dodo). J'aime les histoires des écoles Waldorf... mais les livres sont souvent ceux de la médiathèque. Je reprends les mêmes histoires pendant plusieurs semaines et c'est vrai que nos activités vont refléter ce que nous voyons.

Par exemple, après les histoires, les jeux. Les enfants rejouent souvent des scènes (pour les enfants graines nous avons joué à nous cacher sous les couettes qui représentaient la Terre et pour sortir au printemps nous mimions le réveil et la séance tricot.) Ils se déguisent en chevalier, en Mulan et c'est une séance de bagarres (génial pour évacuer le stress, tant que tous les participants sont ok.)


Être créatif, cela s'apprend aussi!
En fin d'après midi, alors que les enfants ont bien joué et qu'il faut ramener un rythme plus lent en vue de la préparation du repas, je tente plus d'activités scientifiques ou artistiques. En général les troupes sont motivées dès que je cherche les peintures de l'étagère! Je prends des idées à l'une ou l'autre pédagogies (là elles ne s'affrontent plus) selon leur envie (faire la table des saisons, une expérience sur l'eau, une peinture wet on wet, une expérience avec le globe terre-eau, créer des lanternes). Souvent, on peut le faire à l'extérieur.
Ce moment est court lui aussi, selon l'âge. Souvent nous en faisons plusieurs à la suite.
Les thèmes sont en rapport avec les histoires du moment, ou la saison. Exemple de thème de cet été que nous avions adoré : les papillons. Élevage, dessin, fabrication, livres... En septembre c'était le pain. Sinon, nous nous fondons dans les festivités de l'année.



Un bain culturel
Comme j'aime cette idée de rythme chèr à la pédagogie Steiner, dans la classe j'ai décidé d'afficher une peinture pendant 1 mois. Les enfants la choisissent un lundi matin. On commence toujours la classe par un petit mot sur la peinture : sujets, environnement, titre, époque, nom du peintre (sur une peinture de Degas, les loulous ont remarqué à la fenêtre des bâtiments parisiens)... Quand on la remplace on en garde tout de même un souvenir sur un grand mobile en ferrailles qui clipe les cartes postales (je les imprime en 2 formats).


Pour la musique : des enregistrements et  ... ... moi, au piano, en tant que débutante! Je n'ai pas eu la chance de recevoir une culture musicale alors je me rattrape avec ces cd vraiment sympas :



Et bien sûr, les enfants ont accès à de vrais instruments!


Ça c'est souvent après le goûter, on danse et on fait de la musique comme des fous.

Hormis les ateliers sciences ou art, les enfants sont encore une fois libres...
De beaux lires sont toujours à disposition même des plus petits! Des vrais de vrais, le genre de ceux où l'on ne voudrait surtout pas voir apparaître des traces de Nutella!

Ils sont encore petit, ce n'est pas pour tout de suite, mais j'ai hâte d'installer une frise historique pour y placer portraits et peintures, inventions et événements. D'abord, il y aura la poutre du temps, prête,  elle attend son heure :)

L'intelligence émotionnelle
Le soir : jeux ensemble (c'est tout bête mais cela fait naître l'esprit de famille autant que les sorties). Parfois un peu de relaxation est nécessaire car l'entente fraternelle tourne au vinaigre (la fatigue aidant.)  Yoga, relaxation guidée sur la conscience de sa respiration... en général 2 min suffisent, mais des exercices au quotidien aident beaucoup! Et oui, nous sommes 3 à vivre les uns sur les autres 24h/24h. On peut donc facilement imaginer le nombre de conflits auxquels nous devons faire face au quotidien.

L'intelligence émotionnelle est une part importante de l'éducation sociale
Une grande part de la journée consiste à régler tous les soucis, les colères... sans intérioriser. C'est donc toute la journée que nous utilisons la CNV (la communication non violente de Rosenberg). La mise en mot sans jugement est 100 fois plus dur le soir... L'effort en vaut le coup! Je dis ce que je ressens de négatifs (colères, déceptions...) mais aussi positifs! Je dois dire aussi 1000 fois par jour je t'aime ou encore tout bêtement merci.
Incroyable, mais beaucoup de parents oublient de dire merci à leurs enfants...

Je pense mettre en place dès cette semaine un bâton de la parole lors de réunions familiales. L'occasion de se vider, d'écouter l'autre,  sans interruption.

L'éternelle question
Laquelle? La so-cia-li-sa-tion!



Ouai, carrément! Il faut dire qu'on y a droit souvent... j'ai vu des tonnes de superbes réponses de familles en instruction à domicile. Surtout sur la socialisation forcée. Forcée par l'école à vivre avec les mêmes personnes, du même âge, tous les jours... pendant un an... sans oser leur parler (sauf en recré!)

Je voudrai aborder la question des outils de la socialisation. Oui car pour moi, on envoie des enfants de 3 ans dans le bain social sans leur avoir donné tous les outils nécessaires... Avant 3 ans, il n'y a pas d'interaction avec l'autre. Ce n'est donc qu'à partir de cet âge que l'enfant peut apprendre à communiquer, à avoir de l'empathie, à aider l'autre dans ce qu'il vit... (voir la patie intelligence émotionnelle ci-dessus.) Cela peut prendre du temps pour tout acquérir (et on continuera toute notre vie à apprendre à nous dépatouiller de nos conflits relationnels, non?) et comment pourrait-on apprendre la CNV par exemple,  si nous sommes majoritairement entourés que par des enfants 4 ans? La logique voudrait qu'il y ait plus d'adulte, au moins un par enfant, pour apprendre à être social et afin que chacun puisse trouver du réconfort au besoin...

Dans les faits, mes enfants vivent beaucoup de situations sociales ( jeux avec les voisins, les cousins, les inconnus du parc, des jeux indoor, les copains des activités (danse et poney), des rencontres avec d'autres familles IEF (les photos ci-dessus)... si un jour se passe sans échange avec l'extérieur, c'est qu'ils sont au lit avec un bon gros rhume! ) Nous décryptons ensemble, à chaud certains événements "Je suis désolée que ce petit garçon ai détruit ta tour, comment te sens-tu?" "Oh oui, vous vous êtes disputés et je vois que tu es triste, qu'est-ce que tu pourrais faire la prochaine fois?"

Et même si nous n'avons pas la tv, les enfants vont au cinéma,  regardent 2 fois par semaine des dvd, de quoi alimenter quelques discussions avec de nouveaux copains.

Liberté,  j'écris ton nom
Oui... à la lecture de ces derniers billets, on pourrait croire que nous vivons dans un carcan! Oh que non :)
Cet emploi du temps s'adapte sans cesse à nos envies, nos découvertes.

Séance puzzle à 22h un jeudi soir...

Sans parler du fait que nous vivons sans réveil-matin. Luxe suprême! !!!!!!!

Au final, il y a autant d'IEF que de familles!
J'espère que ce billet aura permis d'éclairer un peu notre IEF, car je vois de plus en plus de monde s'y intéresser! Je reçois beaucoup de questions, surtout sur l'organisation.
Pour les connaisseurs,  j'espère que vous avez trouvé des info sur la façon dont on peut utiliser ce que l'on préfère dans chaque pédagogie, sans y perdre ses enfants.

A bientôt!

vendredi 13 février 2015

Comment je mixe les pédagogies, les méthodes sur une journée


Attention : billet en 2 partie car trop long!
On m'a déjà demandé off-line, comment s'organisait une journée IEF. Et parfois, s'il était bon de mélanger les pédagogies qui, souvent, s'opposent totalement.

Je suis bien consciente de ce qu'on dit : ne pas prendre une pédagogie dans son intégralité risque de la dénaturer. 

Ça, c'était sans compter sur le fait que je n'aime pas les frontières préétablies et que je suis du genre à tester les limites (une vraie gosse quoi!) Et puis mince, quoi, on vit pour expérimenter... surtout à la maison avec ses loulous!

Voici donc l'intervention de l'éducation vue par les yeux de la doctoresse Montessori puis celle de Rudolf Steiner. Puis celle, so campagne anglaise, soo Jane Austen de Mason. On va aussi parler CNV, intelligence émotionnelle, sociale...

Comment les marier dans une journée? 

Voilà le défi : si Steiner dit "laissons l'enfance explorer les mondes, l'imaginaire, la créativité en attendant que l'esprit soit prêt", Montessori dit "l'enfant est en demande, son esprit absorbant est un atout pour commencer les apprentissages jugés difficiles." Qui suivre?

Le cadre Montessori
Le cadre de base est celui de la méthode de la pédagogie Montessori (notre maison est aménagé selon ses principes.)
C'est par là que tout a commencé pour moi. C'est aussi la base de mes formations.
Bref, terrain connu...
Son principal attrait? L'éducation à la concentration.


Ainsi la journée démarre typiquement avec le soin de soi. La maison a été adaptée pour rendre les enfants autonomes dans leurs activités de lavage, d'habillage.
En milieu de matinée, un court moment de classe Montessori. Une piece consacrée au matériel avec petites chaises et tables. Une mini école quoi! Pour nous, 45 min au maximum... cela peut varier d'un jour à l'autre. Si ce n'est que 10 min, je ne force pas. On peut aussi ne pas vouloir y aller su tout... Ce n'est pas grave pour moi car le plaisir d'apprendre est sauvegardé.

Le cadre de la pédagogie Steiner.
Après le petit déjeuner et le temps soin de soi, les jeux libres et en priorité à l'extérieur. Les jouets s'offrant à l'imagination sont en accès direct... tout comme nos paniers nature ramené de ballades. Le changement de rythme avant la classe se fait avec une ronde ou des comptines à gestes. On amène doucement le moment de concentration...

Pédagogies distinctes et donc zones distinctes... tout comme les moments : en classe Montessori, je présente le matériel avant de le laisser à mes enfants.
Dans les autres pièces de la maison on construit des cabanes avec des couettes et le sèches linge, on fait un garage ou des écuries en kapla, on peut (un peu) crier.



Un zeste de Mason
J'essaie d'avoir plusieurs moments par jour (matin, après-midi et soir) au coeur de la nature sauvage (vu que je n'habite pas en Alaska il faut comprendre ici "nature un peu moins domptée".) Ballade ou jet de cailloux dans une rivière. S'il pleut, bottes et parapluie pour sauter dans les flaques. Je tente aussi des phases d'observation avec ou sans jumelles/loupe.
Un peu de jeux, de land art ou simplement un lit en couvertures sous un arbre pour y faire la sieste. Des pique-nique (après le travail de papa c'est un délice.)
On entame notre premier herbier...
Je prépare le repas dehors. Avec leur aide ou non, je ne force pas. Pareil pour le jardinage. Je fais, les enfants vont et viennent et butinent ce qu'ils veulent.


En hiver, le temps à l'extérieur est moindre. On passe alors plus de temps à créer : du matériel Montessori, des tricots, des coutures... ils picorent aussi, observent, m'aident 2 minutes ou plus...


La journée n'est pas finie! 
Nous avons couvert nos matinées libres, nos repas et nos temps dehors. La suite de ce billet parlera du reste de nos après-midi, des soirs, de la créativité mais aussi d'une part trop souvent négligée dans l'éducation contemporaine : l'intelligence émotionelle.


samedi 7 février 2015

Les enfants font leurs histoires

Quelques idées pour permettre aux enfants de fabriquer leurs histoires...

Pour Noël, nous avons acheté aux enfants un set d'ombre chinoise de chez moulin roty. Bien utilisé depuis!

Tantôt Lou...

Bien entendu, une baguette, du carton et un cutter suffisent pour construire son propre set. Un petit coup de pouce ensuite des parents pour montrer comment faire et à eux les belles histoires.

...tantôt Romane!

Ici, château,  dragon et princesse vaillante :)


Nous avons aussi profiter de l'ambiance pour éclairer notre globe terrestre et comprendre la succession jour-nuit... les enfants ont hâte d'aller au Japon pour vivre  le décalage horaire. Un jour peut-être!

Nous avons également la lampe à histoires (à voir chez abracadabois). Je dois dire que les enfants jouent beaucoup avec et le sortent en particulier lorsque des camarades viennent chez nous, pour de jolis moments :) Le côté négatif, c'est que je dois préparer à tout ce petit monde des montagnes de pop corn!!!!
C'est encore plus drôle pour maman d'être spectatrice! 

Mais bien entendu, ce que nous préférons en ce moment, c'est le théâtre de marionnettes! D'ailleurs, les enfants préparent un spectacle en ce moment même... nous augmenterons notre stock de marionnettes au fur et à mesure, et je crois que je vais craquer pour le livre suggéré par Nadège : The rainbow puppet theatre.

Et dernière idée rigolote du jour, les tatouages de doigts. Les petits doigts se transforment en animaux... se disputent, redeviennent amis...

Ahhhh un crocodile! 
Comment s'amusent à raconter leurs histoires vos loulous? D'autres idées marrantes?