jeudi 6 mars 2014

Questions de volonté

Parfois je suis fatiguée, épuisée... et il ne s'agit pas uniquement d'une fatigue du corps. C'est moral...


Je suis carrément K.O.!

Je crois qu'il me manque un truc...
Pourquoi tant de fatigue? Parce que oui les loulous font du bruits, me demandent quantité de choses, plus l'instruction, les activités, les sorties, les balades et la fabrication du matériel. Hmmm... mais en fait, ça c'est de la bonne fatigue pour moi! Il manque quelque chose.
Je réfléchis encore...

Ce qui est le plus éreintant en fait, ce sont leur volonté.

Volonté inébranlable. 

Forte et incisive. 

Volonté. 

La leur... souvent contre la mienne. 

La mienne à côté est flasque et faible.
Comment ma volonté en est arrivé là? Parce que je devais bien en avoir aussi une forte non? C'est apparement obligatoire pour survivre pour un nourrisson, même de notre temps. Sans aucun doute chacun possède une volonté différente de force et de forme (génétique encore un coup à toi?) Mais tout de même où s'est perdue ma volonté?

Perdue?
Alors que je me suis endormie en me questionnant sur comment j'ai pu perdre cette volonté forte de l'enfance, je me suis prise à rêver d'une page de mon art journal que j'ai faite il y a quelque semaine (ah je te dis merci mon inconscient) la voici :

Intéressés par l'analyse de vos rêves? Visez Freud... très compréhensible! 

Il s'agit d'une marionnette dont chaque fil qui la maintient appartient à un domaine tel la société, le gouvernement, le travail... au point de se demander si ce personnage pouvait encore évoluer de lui-même. Voici donc, tient tient un thème qui m'a déjà absorbé... d'après cette première réflexion mise en image, notre volonté pourrait avoir été absorbée par des facteurs impersonnels et collectifs (notamment les médias, les gouvernements et les banques, symboles des plus grosses injustices de temps de crise hahaha)?

Ce qui nous amène alors à penser aux facteurs personnels, ceux que nous même connaîtrons uniquement : parents, amis, travail. L'éducation sans aucun doute... Les personnes qui ont joué de notre confiance...

C'est grave?
Notre volonté a donc pu être émoussée à travers les épreuves de la vie comme des milliers de petits grains de sable corrosifs qui nous auraient touchés. Est-ce possible de la retrouver aussi vibrante qu'au par avant?
Je me suis mis en place des petits exercices : ainsi quand des démarcheurs me contactent par téléphone ou au pas de ma porte, je me frotte les mains. Voici une bonne occasion de m'entraîner à dire non! De ne pas donner d'informations personnelles (on dit qu'un pigeon se lève tous les matins? Moi je n'en serait pas un.) Une crise entre les loulous, zou je ne flanche pas, je me réjouis car je me mets à l'épreuve!

Cela passe par la rédaction de ce blog en regardant en arrière ce que je fais pour mes enfants (toujours l'impression de n'en faire pas assez ou pas assez bien.)

Cela passe par se couper parfois de la société, par des petits moments de solitudes avec un bon bouquin et un bain, une soirée sans TV (ou plus de tv du tout si vous souhaitez tenter l'expérience d'une semaine)...

Cela passe par le respect de son corps : se reposer au besoin (le dimanche on ne fait rien, pas de ménage!), s'alimenter mieux (ça change énormément de choses.)

Bref, comme pourrait le titrer un journal féminin : on se bichonne.

Ce n'est sans doute pas assez.

Peut-être faut-il également évacuer les épreuves qui nous ont mordu. Alors je pense aussi à ce que j'ai pu traverser en regardant en face ces petits grains de sable, sans détourner le regard mais en essayant de comprendre ce qui a pu abîmé ma volonté.
Petit à petit, je la retrouve... elle est encore un peu timide... mais elle se gonfle! !

L'éviter? 
Le mieux, c'est bien sûr d'éviter d'abîmer cette jolie et performante volonté. Garder toute sa vie sa confiance en soi et son estime. Cela passe par une éducation bienveillante et positive (nos enfants ont une confiance totale en nous) : sans violence, coups mais aussi mots qui font mal, angoisse déplacée, punition et récompense, petits abandons depuis le bébé qu'on laisse pleurer jusqu'à l'enfant qu'on enferme pour laisser passer sa crise... Et je pense forcément (c'est un blog sur Montessori hein!!) qu'une instruction douce et agréable permet de garder cette volonté et d'en placer l'énergie à bon escient.

Bref!
Je crois que je suis jalouse de mes loulous. Un si belle force de vie coule en eux!

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