vendredi 11 mai 2012

Les grands principes de l'éducation Montessori


Je reprends un texte d'un blog : je m'excuse d'avance car je n'ai pas retrouvé son origine. Je l'avais retenu lorsque je commençais à me renseigner sur cette éducation. Je l'avais beaucoup aimé mais à l'époque je ne pensais jamais qu'un jour moi aussi je créerais mon propre blog! Ce qui explique un peu ce manque d'organisation... Tout de même, ce texte est tellement bien fait que je souhaitais le partager. Voici donc les grands principes de l'éducation Montessori : en quelque sorte le résumé de son livre "l'enfant."

Maria Montessori a une confiance profonde dans l’enfant et un respect sans bornes pour ses capacités à se développer par lui-même.
"Aide-moi à faire seul" est une de ses phrase les plus caractéristiques. Elle va jusqu’à dire : "L'enfant est le maître de l'homme", dans la mesure où il porte en lui le germe de son propre développement. Catholique très croyante elle y voit sa partie divine.
Pour elle l'enfant a des tendances innées à se développer selon sa propre nature. Sagesse et discipline sont en puissance dans l'être profond de l'enfant. Il doit se libérer lui-même des obstacles qui le gênent. Cet intérêt est souvent le désir de surmonter un obstacle. C'est une loi de la nature que de monter continuellement.
Il attire à lui-même les éléments qui lui sont indispensables au cours de "périodes sensibles" où à ce moment il développe des moyens. M. Montessori exprime que l’enfant a une sensibilité particulière, portée par un "intérêt" qui le pousse vers une série d'actes.
Les périodes sensibles se détermineraient ainsi:

-Besoin d'ordre quand l'enfant est bébé,
-richesse de manipulation vers 2 ans
-Développement des sens, avec la notion des couleurs, des formes, de la contenance; vers 3-5 ans, Il perfectionne par lui-même les mécanismes de comparaison.
-4 ans, il s’intéresse tout particulièrement au travail scolaire
-Vers 6-7 ans il développe sa sensibilité morale.


Elle méfie de l'imaginaire, mais pas de l'imagination qui élève l'esprit et part du réel.
Préfère le terme de travail à la place de celui de jeu car pour elle le contact avec le réel est très important dans le développement de l’enfant. 
Il est lui-même l'auteur de son évolution. Trouve du plaisir à se dépasser.
Il "absorbe" les connaissances. 

La maturation de l’enfant ne peut s'exercer que grâce à des expériences, ces dernières en en préparant d'autres.
C'est dans le libre choix et dans la répétition des exercices comme dans les activités successives, spontanées, associatives reproductrices que l'enfant sera laissé libre.
Elle se méfie de l'imitation, très individualiste elle désire que chaque enfant réponde aux élans propres de sa personnalité.

Importance de la concentration chez l’enfant qui apprend. Celle ci doit être respectée.
L'enfant doit acquérir l'indépendance de son corps en se suffisant à lui-même, donc elle met au point des exercices. Elle demande qu'on n’interrompt pas un enfant quand il est concentré sur quelque activité car il est en train de se construire avec son propre processus. On retrouve là une idée chère à F.Fröbel
Cela va à l'encontre de toute attitude de rupture ou d’intervention dans l’activité de l’enfant. 

Importance de la répétition, car l'enfant domine le processus, et cela compte plus que le résultat.

Les défauts des enfants sont des déviations et sont dus à une intervention maladroite de l'adulte.
Par exemple :
Le mensonge: Il y a différentes sortes de mensonges. Ils peuvent être dus à une confusion, à l'imagination inventive de l’enfant, mais ce peut être une façon de se défendre, sorte de déviation de la vérité. A différer du mensonge de l'enfant soumis qui est une sorte d'adaptation qui durcit son âme. Les troubles de la nutrition qui se manifestent soit par la gourmandise ou le refus de manger, peuvent être dus au fait que l'enfant n'est pas assez actif,ou qu'il est trop attaché à une personne.
Les défauts sont traités dans les derniers chapitres de “ L’enfant ”.
En règle générale dans les excès il y a une perte de sensibilité vitale.
Tout ce qui met l'enfant en contact avec la réalité et autorise son expérience lui apporte l'intelligence des choses , éloigne la peur, lui apprend la prudence.
La libre activité peut-être une réponse à certaines maladies.

La place de l'éducatrice :
Elle organise un environnement qui va permettre à l'enfant de conquérir sa liberté. 
Elle doit observer et guider mais n’interrompt jamais un enfant quand elle le voit découvrir seul car il perd souvent son élan à cause de l'intervention de l'adulte. Elle le laisse en face de sa difficulté afin qu’il ait la possibilité de la surmonter par lui-même. 
Elle doit présenter le matériel pour que les enfants puissent se servir eux même
Donc création d'un environnement de beauté qu’elle va appeler l’ambiance est qui est : organisation, ordre, réalité, nature, atmosphère, communauté, matériel bien pensé, vie et surtout liberté. C’est l’éducatrice qui en est l’auteur discret à partir son observation.
Elle est agréable dans sa présentation. "Il faudrait que les instituteurs fussent de belle prestance, bien soignés, pleins d'attraits, que leurs gestes comme leur modulation de voix fussent préparés avec le soin qu'apportent les artistes dramatiques à la lecture “ dit M.Montessori dans “ La pédagogie scientifique” .
L’éducatrice a le sens des nuances, de l'observation, des associations.
Elle doit avoir une démarche personnelle.
"Je crois que ce fut non seulement le matériel didactique, mais bien l'appel de ma voix qui éveilla les enfants et les poussait à s'éduquer ” dit M. Montessori pour sa propre approche des enfants ”Je dois avouer que, pendant que mes efforts étaient couronnés de succès dans le domaine intellectuel, un véritable épuisement physique m'accablait, je sentais que je donnais quelque force qui était en moi".

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